LE PARTI SOCIALISTE SE RACCROCHE AUX BRANCHES… MÊMES POURRIES !!!

Le parti socialiste est-il en voie d’effacement?

 VALLS

FIGAROVOX/ANALYSE -Pour Maxime Tandonnet, le PS est le grand perdant des élections départementales. Une défaite qui révèle un essoufflement déjà ancien.

Maxime Tandonnet décrypte chaque semaine l’exercice de l’État pour FigaroVox. Il est haut fonctionnaire, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République et auteur de nombreux ouvrages, dont Histoire des présidents de la République, Perrin, 2013. Son dernier livre Au coeur du Volcan, carnet de l’Élysée est paru le 27 août. Découvrez également ses chroniques sur son blog.

L’enseignement majeur du premier tour des élections départementales, confirmant les municipales et les Européennes de 2014, c’est l’effondrement du parti socialiste qui perd de multiples cantons, départements et s’ancre à la troisième place en nombre de voix, loin derrière les deux autres. Ce déclin annonce-t-il un effacement durable, voire une disparition à l’issue d’un quinquennat décevant?

Qu’est-ce que le parti socialiste aujourd’hui? Son positionnement idéologique s’exprime notamment dans les prises de position du «think tank» Terra nova, à la source de la plupart de ses inspirations, officine idéologique quasi-officielle. Ses dernières publications, sur son site Internet, sont révélatrices du projet de société socialiste. Son fondement est évident: l’idéologie de mai 1968 et son «interdit d’interdire». Terra nova veut ainsi légaliser le cannabis: «réguler le marché pour sortir de l’impasse.» Il est fondamentalement sans-frontièriste, estimant que «le vote des étrangers non-communautaires est un droit». Il est écologiste, méfiant envers la croissance, considérant que «la consommation d’énergie peut être divisée par deux d’ici 2050». Il garde un fort tropisme étatiste, veut améliorer la «compétitivité» en donnant la «priorité aux services publics». Sa préoccupation sociale se focalise sur les «minorités» et la «lutte contre les discriminations». Dans l’expression de son idéologie, il ignore certains sujets fondamentaux de la société française: silence sur l’étouffoir fiscal, sur la sécurité et sur la sanction pénale des infractions, sur la maîtrise de l’immigration, sur la politique d’intégration des populations migrantes. Dans un ouvrage publié en 2011, Hervé Algalarrondo, journaliste au Nouvel Observateur, hebdomadaire proche du parti socialiste dénonçait déjà «la gauche et la préférence immigrée».

La chute vertigineuse du parti socialiste se traduit évidemment par l’essor du Front national qui bénéficie notamment du vote ouvrier. Le parti socialiste peut-il retrouver ses racines de grand mouvement populaire, patriote, défenseur de la classe ouvrière non communiste, à l’image de ce qu’il était du temps de Léon Blum et de ses proches?

Le parti socialiste, dans l’histoire, n’a pas toujours été sur cette ligne, bien au contraire. Jusqu’à la fin des années 1960, sa dénomination officielle était la SFIO, même si l’appellation parti socialiste était couramment utilisée. Il était un parti d’ordre, à forte connotation patriotique. Dans les années 1940 et 1950, il était dirigé par quelques hommes politiques, héros de la résistance qui avaient voté «non» aux pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940 et à Vichy, avec les célèbres «Quatre-vingts», autour de Léon Blum, Paul Ramadier, Jules Moch, Vincent Auriol, etc. Défenseur de la classe ouvrière, de l’indépendance française dans le respect de l’alliance atlantique, viscéralement hostile au communisme et à l’Union soviétique, il prône la reconstruction énergique du pays grâce à l’aide américaine (le plan Marshall) et le respect de l’ordre républicain contre les grèves et le climat insurrectionnel qui minent l’économie: «La France veut être gouvernée. L’homme de la rue souhaite que, dans le cadre de la démocratie, règne l’ordre et s’exerce l’autorité», déclare Jules Moch dans son discours d’investiture, le 13 octobre 1949, avec le soutien total du président de la République, Auriol et de son ami intime, Léon Blum. Le parti socialiste d’alors entretient des contacts – certes conflictuels – avec de Gaulle, s’allie avec le centre MRP (la «Troisième force») et s’entend ponctuellement avec la droite modérée de Paul Reynaud, Antoine Pinay, Joseph Laniel. Il n’a évidemment rien de xénophobe, apportant son soutien aux immigrés autant qu’aux autres travailleurs, mais inflexible sur le respect de la loi républicaine par les Français comme par les étrangers en France.

La transformation du parti socialiste remonte sans doute à mai 1968, dont l’esprit a nourri sa nouvelle idéologie, se concrétisant par la victoire de François Mitterrand le 10 mai 1981 aux élections présidentielles. Depuis, un fossé ne cesse de se creuser entre le nouveau parti socialiste, son idéologie fondée sur mai 1968 et l’opinion publique qui s’éloigne de ces valeurs. Dans une France ravagée par le chômage de masse, les inquiétudes sur la sécurité, sur l’instabilité planétaire et le risque terroriste, le communautarisme et la ghettoïsation, la France exprime aujourd’hui un profond besoin d’autorité au sens positif du mot, d’une direction, d’une unité, d’une protection et de justice. La Nation est plébiscitée. Un sondage CEVIPOF de janvier 2015 révèle que 67% des sondés pensent» qu’il y a trop d’immigrés», 56% veulent «réduire le nombre des fonctionnaires,» 64% veulent «plus de liberté pour les entreprises», 72% se déclarent fiers d’être Français, 68% se considère comme seulement Français ou plus Français qu’Européens.

La chute vertigineuse du parti socialiste se traduit évidemment par l’essor du Front national qui bénéficie notamment du vote ouvrier. Le parti socialiste peut-il retrouver ses racines de grand mouvement populaire, patriote, défenseur de la classe ouvrière non communiste, à l’image de ce qu’il était du temps de Léon Blum et de ses proches? Manuel Valls a laissé entrevoir cet espoir avant de décevoir profondément. Otage de sa base militante, dont une partie est de sensibilité gauchisante, de ses «think tanks», de ses relais associatifs et médiatiques, il ne semble pas en voie d’opérer cette prise de conscience. Son éloignement croissant de l’opinion publique se traduit au contraire par une fuite dans le mépris et le sentiment que le «peuple», préoccupé par le chômage de masse, la sécurité, l’immigration, le communautarisme, la ghettoïsation des banlieues, doit être éclairé plutôt qu’écouté et respecté. Le parti socialiste est bel et bien en danger de mort. Le même sondage montre un rejet profond de la politique par les Français: 85% estiment que les politiques ne tiennent pas compte ce qu’ils pensent. 39% éprouvent de la méfiance envers la politique et 32% du dégoût. Au-delà du parti socialiste, c’est toute la vie politique française qui a besoin d’une profonde rénovation.

Source : Maxime Tandonnet /Figaro vox

 

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A propos citoyensindignezvous

Que demande un citoyen de la part de ses gouvernants: Qu'ils fassent ce pourquoi ils ont été élus. Un peu de respect et de considération. Hors, aujourd'hui c'est tout le contraire... Alors, oui, je suis indigné!!! Au vu de ce que j'ai découvert depuis que j'ai ouvert ce blog, je suis révolté!!!
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