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Sa femme tuée à Nice, il en réchappe : « On raconte tout et n’importe quoi »

Stéphane Erbs, patron de l’entreprise Compagnie multi technique (CMT), installée à Décines, et habitant de Cessieu, dans le Nord-Isère, a été gravement blessé lors de l’attentat terroriste de Nice.

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Stéphane Erbs, ici dans sa maison à Cessieu (Isère), a été violemment percuté par le camion le 14 juillet à Nice et sa femme Rachel a été tuée. Photos Le DL/Jean François SOUCHET et DR

Le bruit. Le souvenir du bruit. « Je ne l’oublierai jamais, dit Stéphane Erbs. Le bruit du choc entre le camion et les corps, projetés à des dizaines de mètres. Ils ne passaient pas sous les roues, ils volaient dans tous les sens. » Nice, promenade des Anglais, 14 juillet. Le bruit. « Ce moteur qui hurlait. Rachel a poussé Noémie. J’ai poussé Célian. »

Noémie, 12 ans, et Célian, 6 ans, sont physiquement indemnes, ou presque. Quelques bleus pour le benjamin. Mais ce soir-là, leur père, Stéphane Erbs, 41 ans, un habitant de Cessieu (Isère) est heurté par le côté, éjecté à 30 mètres par le 19 tonnes lancé à 90 km/h par Mohamed Lahouaiej Bouhlel. Pneumothorax, côtes cassées, brûlures. « J’étais persuadé que Rachel était loin », dit-il. Non, Rachel, son épouse de 39 ans, était derrière lui. Percutée. Elle est morte, un jour de Fête nationale.

Dans sa maison sur les hauteurs du village, il nous a reçus ce dimanche, au lendemain des funérailles de sa femme. Épais bandage au bras droit, déconcertante dignité en bandoulière, il veut dire, explique-t-il, une fois pour toutes, ce qu’il s’est passé. « Parce que l’on raconte tout et n’importe quoi. »

Alors il dit le dîner au restaurant, avant le feu d’artifice. Le départ pour la Corse, prévu le lendemain, en ferry, à 5 h 30. « On rentrait de la fête, on ne voulait pas se coucher trop tard. » Il dit le camion qu’ils voient débouler, sans comprendre. « Aussi, on s’est reculé de la route pour revenir vers la promenade. » La famille est à l’entrée de l’avenue. Donc parmi les premières victimes.

« Un homme a été fauché à trois mètres de moi. Les enfants criaient. C’était une scène de guerre. » À Rachel, on pratique un massage cardiaque. En vain. Lui, terrassé par la douleur, ne parvient pas à se relever. Souffle coupé. « On craignait une hémorragie interne. On m’a mis un bracelet rouge pour être évacué en priorité. » Sous les yeux de l’aînée, qui racontera la soirée à son père. La description d’un « carnage » dont, par pudeur, il tait les détails.

Rachel, déjà, est recouverte par un drap blanc. Stéphane apprend par les pompiers qu’elle est décédée. « Le lendemain, on a cherché son corps, on a appelé les hôpitaux, on se disait qu’il y avait peut-être un espoir. » Un test ADN pratiqué sur sa belle-sœur l’éteindra définitivement.

2 800 habitants ont rendu hommage à celle « qui souriait tout le temps »

Il dit aussi Alex et Mohamed. « Deux jeunes qui m’ont tout de suite mis en position latérale de sécurité, se sont occupés des enfants, ont appelé ma famille, mes amis. ». Comme ce Jean-François, qu’il n’avait pas vu depuis cinq ans, qui fut sur place en dix minutes. Et Alex et Mohamed : « Ils m’ont accompagné : “Serre-moi la main ! ; Parle-moi ! ; Ta fille est là !” La solidarité des Niçois a été formidable. »

Il dit les urgences, scènes « d’apocalypse et de professionnalisme » mêlées. Il apprend là qu’il s’agit d’un attentat. « Le personnel médical ne donnait pas l’impression d’être débordé. Une cellule psychologique nous a suivis, deux ou trois contacts par jour, et ça nous a fait beaucoup de bien. » Eux-mêmes supportaient mal le pire. « Quand on a pu voir le corps de Rachel, la toucher, en robe, super belle, on était encadré et une jeune psychologue a éclaté en sanglots. »

Dès le soir de l’attaque, une sollicitude exclusive et inquiète, familiale et amicale, a convergé vers la famille Erbs. Parents, belle-sœur, frère, etc. ont débarqué à Nice. À Cessieu, 2 800 habitants se sont mobilisés comme un seul homme pour soutenir, rendre hommage à celle « qui souriait tout le temps ». Une « perle », dit-il. « Les messages, les fleurs devant la mairie, cela a fait chaud au cœur. »

Il dit son dégoût, plus que sa colère, Stéphane Erbs. Des hommes politiques, tous. « Ils ont envoyé à la fourrière toutes les voitures des familles de victimes du parking de l’hôpital pour l’arrivée du président ! Il est resté cinq minutes, a fait trois photos avec des blessés, il est reparti. Et la ministre de la Santé ! Elle n’a pas levé la tête, pas dit bonjour, pas adressé le moindre mot de soutien. » Il parle récupération. « Si, comme l’affirme Christian Estrosi, l’événement présentait un risque, il devait prendre ses responsabilités, l’annuler. »

Il dit l’après. Le chef d’entreprise adaptera son temps de travail. Le père de famille donnera priorité à ses enfants. Il n’y a ni larmes, ni pathos. En nous raccompagnant, c’est même lui qui dit « merci ».

Source : Le Progrès/Pierre-Eric Burdin

 

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Que demande un citoyen de la part de ses gouvernants: Qu'ils fassent ce pourquoi ils ont été élus. Un peu de respect et de considération. Hors, aujourd'hui c'est tout le contraire... Alors, oui, je suis indigné!!! Au vu de ce que j'ai découvert depuis que j'ai ouvert ce blog, je suis révolté!!!
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