EN PRISON COMME AILLEURS, EN FRANCE, IL N’Y A PLUS D’AUTORITÉ.

La dé radicalisation fait radicalement fausse route !

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Ce sont les détenus qui font la loi en prison ». Ce cri du cœur d’un surveillant pénitentiaire de Villeneuve-Lès-Maguelonne exprime le désarroi de ceux qui, au quotidien, affrontent le désastre du système carcéral de notre pays : manque de places, moyens trop parcimonieux mal utilisés. Il subit en plus la dérive idéologique qui en France, depuis de longues années, a miné l’autorité légitime. Dans cette prison où récemment une « visiteuse » a été arrêtée alors qu’elle tentait d’introduire du cannabis, deux détenus ont commandité l’assassinat d’un gardien moyennant de l’argent et de la drogue. Il s’agissait d’individus connus pour leurs rapports avec la mouvance islamiste. L’un d’eux était fiché « s ». Ils n’avaient pas été classés parmi les « radicalisés ». Ceux-ci sont, en principe regroupés dans quatre établissements, à Fresnes, Lille, Fleury-Mérogis et Osny. Ils bénéficient d’unités dédiées à la « dé radicalisation », ce mot magique inventé par l’administration qui laisse croire que la maladie peut être soignée par une thérapeutique appropriée. C’est d’ailleurs dans l’un de ces centres, à Osny, qu’un « radicalisé », dont la guérison n’était sans doute pas encore advenue, a agressé deux gardiens à l’aide d’une arme blanche munie d’une lame de 25 cm qu’il avait eu le loisir de se confectionner. L’un des surveillants atteint au cou n’a échappé que de peu à la mort. Les gardiens ont du abandonner le terrain à l’agresseur qui pendant les trois heures qui ont précédé l’intervention de l’unité spécialisée a pu faire des dessins avec le sang de ses victimes et s’adonner à la prière que commande l’islam, une grande religion de paix et d’amour. Une balle de caoutchouc a pu arrêter net l’assaut du forcené lors de l’arrivée des renforts. De caoutchouc, pourquoi ?

Il y a à Osny 23 cellules individuelles réservées pour les radicalisés qui n’étaient, semble-t-il, que 18 au moment des faits. Cette situation paraît étrange dans un système carcéral stigmatisé pour sa surpopulation et que la gestion hôtelière qu’on appelle « application des peines » vide en douce en espérant que le libéré par anticipation ne tue personne en chemin, ce qui arrive parfois. Qu’il n’y ait pas assez de places de détention dans notre pays eu égard à sa population et à sa délinquance est une évidence maintes fois rappelée aux ministres de la Justice que, soit leur manque de moyens comme Mme Dati, soit leur idéologie comme Mme Taubira, ont rendues aveugles sur le sujet. La comparaison de leurs budgets avec ceux des pays semblables est un scandale. Lorsque, à contretemps, au sein de cette pénurie, on crée par idéologie ou par incompétence des zones de luxe, dont le résultat est lamentable, alors il est temps de changer « radicalement » de voie.

L’idéologie coupable est celle de la « Big Mother » de cet Etat qui veut materner au lieu de punir, comme le faisait l’Etat-Père. Les « radicalisés », ceux qui veulent partir faire du tourisme guerrier au Moyen-Orient, ceux qui commettent des attentats à domicile, ou ceux qui physiquement ou par internet, ont des contacts avec la mouvance islamiste, appartiennent souvent à la catégorie des enfants des quartiers sensibles, où se regroupent beaucoup d’immigrés musulmans de nos anciennes colonies. Ils sont passés par la petite délinquance liée le plus fréquemment à la drogue, aux vols et à la violence de rue. La sociologie va en faire des victimes qu’il faut soigner et réinsérer. Lorsque la personnalité est moins banale, alors la psychologie va prendre le relais. Mais Foucault a si bien réussi à miner les notions de punition et de discipline que ceux qui sont en charge de les appliquer sont envahis par la mauvaise conscience.  Un régime qui condamnerait à un long isolement réel uniquement voué au travail serait aujourd’hui considéré comme inhumain. Alors, on balance entre les options. Le système pénitentiaire privilégie actuellement le regroupement des « radicalisés ». Le Contrôleur des lieux de privation de liberté, Mme Adeline Hazan, critique cette mise à l’écart, sans doute par souci d’égalité dans les traitements. Mais, précisément, la confusion entre la peine et le soin conduit à ce que les « radicalisés » soient en fait privilégiés. S’ils étaient dispersés dans tous les établissements, ils diffuseraient leur poison mental. Dans les unités dédiées, ils bénéficient de cellules individuelles, d’une salle de prière, et d’activités récréatives. Pour l’agresseur d’Osny, il semblerait qu’il ait pu faire de l’escrime. Voilà une formation professionnelle particulièrement adaptée ! Un syndicaliste parle de sorties en catamaran.  On voudrait montrer que la « radicalisation » génère le respect et fait monter en grade, qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Par ailleurs, ces détenus ne sont pas vraiment isolés des autres. L’isolement, avec salle de sport personnelle, est réservé aux vedettes, comme Salah Abdeslam. Les autres peuvent continuer à faire passer des messages, par les fenêtres par exemple.

Enfin, si des parents sentent que leur progéniture est tentée par la radicalité, il leur suffit de le signaler sur la plateforme « stopjihadisme ». Ils pourront être accueillis dans un château, celui de Pontourny à Beaumont-en-Véron, au Centre de dé radicalisation…, non, de « réinsertion et de citoyenneté ». Cette fois, le mot avait jeté l’effroi dans tout le village. Il ouvre ces jours-ci sous la houlette du Comité interministériel. 30 salariés prendront en charge la dizaine de jeunes de 18 à 30 ans prévus pour l’instant. L’attention généreuse de Big Brother pour ses enfants dévoyés ou qui risquent de l’être est sans limite, autant que celle de Mme Merkel pour les « réfugiés ». Si l’argent vient à manquer pour répondre aux vrais besoins qu’impose en priorité la solidarité nationale envers des citoyens respectueux des lois, il faudra néanmoins préférer l’accueil et le pardon à toute solution qui pourrait faire penser que Big Mother a la main dure et le cœur sec.

Jupiter aveugle ceux qu’il veut perdre.

 Source : Christian Vanneste

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Que demande un citoyen de la part de ses gouvernants: Qu'ils fassent ce pourquoi ils ont été élus. Un peu de respect et de considération. Hors, aujourd'hui c'est tout le contraire... Alors, oui, je suis indigné!!! Au vu de ce que j'ai découvert depuis que j'ai ouvert ce blog, je suis révolté!!!
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