IL DÉNONÇAIT LA PARODIE POLITIQUE QUI CONTINUE, CONTINUE, CONTINUE…

Le 19 juin 1986, Coluche disparaissait, percuté par un camion alors qu’il roulait à moto. Trente ans après, son maquilleur et ami se souvient de cette journée tragique.

 Comment avez-vous rencontré Coluche ?

 DIDIER LAVERGNE : Un ami commun, le coiffeur Ludovic Paris, m’a présenté à lui. J’étais atypique dans le métier : un maquilleur, motard, bardé de cuir, en Harley… Ça lui a plu. Coluche est très vite devenu un pote, on était tout le temps ensemble.

 Quelle empreinte Coluche a-t-il laissée dans le cœur des Français ?

Il a dit des choses qu’on ne pourrait plus dire maintenant. Il s’attaquait à tous : les beaufs, les flics, les politiciens… Tout le monde en prenait pour son grade. D’ailleurs, à la fin de sa vie, il a été menacé. Il recevait des lettres avec des balles, avec ce message : « La prochaine sera pour toi. » Certains n’acceptaient pas qu’on se moque d’eux.

 Vous étiez avec lui, ce 19 juin 1986… Quel souvenir gardez-vous de cette tragique virée à moto ?

C’était la première fois que je voyais un ami mourir devant moi. Je lui ai parlé pendant 45 minutes. Traumatisant. Mais à l’époque, il n’y avait aucune prise en charge. J’ai juste été interrogé par la gendarmerie…

 Qui n’a pas retenu votre témoignage…

Ils ont décrété que j’étais un menteur parce que j’avais dit que Coluche avait son casque… Ils m’ont demandé s’il avait son casque avec lui et j’ai répondu oui : il l’avait attaché sur l’optique de phare, à l’avant de sa moto. Ils m’auraient demandé s’il avait son casque sur la tête, j’aurais dit non. Pour eux, je n’étais pas fiable…

 La thèse de l’accident ne vous semble pas évidente ?

Dès que vous parlez de ça, on crie à la théorie du complot… Ce que je sais, c’est que j’ai vu un camion faire une manœuvre improbable, sur une route improbable, allant décharger des graviers dans un endroit improbable. On a vu ce camion, lui aussi nous a vus. Tout le monde a écrit qu’on roulait comme des malades. C’est faux ! On roulait entre 60 et 80 km/h. Les aiguilles du compteur le prouvent !

 Vous n’avez pas envie de rouvrir le dossier ?

Je ne sais pas ce que ça changerait. Peut-être que ses enfants auraient besoin de savoir. Mais ils sont peut-être un peu comme moi, dans une forme de déni. Peut-être que je refuse simplement qu’il soit mort aussi bêtement.

Source : Twitter et Youtube.

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A propos citoyensindignezvous

Que demande un citoyen de la part de ses gouvernants: Qu'ils fassent ce pourquoi ils ont été élus. Un peu de respect et de considération. Hors, aujourd'hui c'est tout le contraire... Alors, oui, je suis indigné!!! Au vu de ce que j'ai découvert depuis que j'ai ouvert ce blog, je suis révolté!!!
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Un commentaire pour IL DÉNONÇAIT LA PARODIE POLITIQUE QUI CONTINUE, CONTINUE, CONTINUE…

  1. josephhokayem dit :

    A reblogué ceci sur josephhokayem.

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