UN DÉBAT OU UN ATTRAPE-NIGAUDS ?  

débat

La réponse, à l’évidence est dans la question

Aujourd’hui, commence donc la grande escobarderie ! Sa Majesté a convoqué tous les manants à un grand débat tant il partage les impatiences du peuple, tant il a la ferme volonté de transformer leurs colères en solutions. Bien sûr, toutes les questions ne pourront être posées. Seules le pourront celles qui ne contrediront pas les précédents édits du Prince, ne trahiront pas les traditions séculaires du pays, n’iront pas à l’encontre des intentions affichées avant l’élection du monarque. Pourtant au début de sa lettre à ses sujets, n’avait-il pas dit qu’aucune question ne serait interdite ? Cette contradiction soulève un premier doute, suivi d’un second lorsqu’il repousse d’un geste énergique de la main les violences et les insultes : le fossé qui s’est creusé entre le chef de l’Etat et le vrai souverain qu’est le peuple n’est-il pas aussi la conséquence des insultes réitérées du premier envers le second ? Les violences n’ont pas été unilatérales, et l’on peut s’interroger sur le calcul qui a conduit à les provoquer pour en appeler au parti de l’ordre. La légère remontée dans les sondages à droite en montre la pertinence.

Mais le mécanisme du leurre est ailleurs : il consiste, comme tout bon stratège à attirer son adversaire sur son terrain. La lettre d’Emmanuel Macron aux Français commence par appâter par des douceurs sur l’exception française, ce pays plus fraternel, plus égalitaire, plus libre dont il faut être fier. Au-delà de ces sucreries habituelles que l’expérience du réel dément au quotidien, il y a le rappel de la légitimité de l’élu et de son programme, comme si son « projet » n’avait pas été préféré au premier tour, dans des conditions discutables, par seulement 18% des inscrits et 24% des votants. Voilà qui devrait rendre plus modeste… Or, c’est la modestie qui fait défaut dans la stratégie : il s’agit d’amener l’ennemi sur un champ de questions, comme autant de mines, qui le conduiront à répondre de manière à conforter le sournois dans ses intentions premières. Ainsi, par exemple, la demande essentielle du « référendum d’initiative citoyenne » qui aurait pu être le seul objet du débat, la porte d’entrée principale, celle qui aurait conduit à un référendum constitutionnel pour l’instaurer, est-elle remisée tout à la fin, dans la quatrième rubrique « Démocratie et citoyenneté », après la proportionnelle, la limitation du nombre des parlementaires, ces promesses démagogiques formulées d’emblée par le candidat, et après le « tirage au sort ». De même, l’immigration, qui est une question privilégiée par beaucoup de Français, est-elle aussi placée en queue de peloton, avec la laïcité qui ne lui est pas étrangère, mais toutes deux encadrées par des réponses déjà formulées, puisqu’il s’agit de savoir avant tout comment mieux « intégrer » les migrants.

Ainsi donc il y aura quatre thèmes. Plus important que l’immigration, ou que la démocratie directe, la lubie présidentielle de la transition écologique a droit à un chapitre complet. Non seulement on demande aux Français d’apporter des réponses à cette question qui dépasse de loin les dimensions de notre pays et ses capacités, en oubliant d’ailleurs que ce n’est pas une priorité, puisque la France avec l’énergie nucléaire figure parmi les bons élèves, mais en plus on indique la solution : quelles taxes doivent la financer ? Hérétique et relaps, non seulement le pouvoir ne fait pas repentance de la cause initiale de la jacquerie, la fiscalité sur les carburants, mais il entérine sa démarche en demandant à la victime de trouver un autre moyen pour se faire exécuter.

Les deux premiers volets du débat sont tout aussi fermés. Il ne sera pas question de revenir sur l’ISF, mais seulement de savoir quels impôts il faut baisser. Le piège est tendu, puisque immédiatement cette baisse appelle son corollaire, la suppression des services publics, dont la proximité fait justement défaut.  Comme par hasard, sont toujours placés en tête les fonctionnaires les plus visibles, comme si nombre d’invisibles très bien payés ne vivaient pas à l’ombre de ces fromages de la République, où vont pantoufler nombre de hauts fonctionnaires et de magistrats. Mme Jouanno, en refusant de conduire le débat public alors qu’elle préside une de ces « autorités administratives » précisément dédiée à cela, n’a-t-elle pas frayé  d’autres voies à des solutions ? De même, le gâchis de la politique migratoire n’est pas évoqué. Non, il faut que les Français soient persuadés que les impôts qui les écrasent ne servent qu’à payer les pompiers, les policiers et les infirmières.

Reste l’organisation de l’Etat, c’est-à-dire la décentralisation, la réduction du mille-feuille administratif et territorial. Voilà qui pourrait-faire l’objet d’un référendum utile auquel on donnerait le temps d’être serein et sans engager le destin du gouvernement. C’est sur ce type de question pourtant que le Général de Gaulle avait quitté le pouvoir.  On se doute que son lointain successeur n’a lui qu’une idée en tête : s’y maintenir à tout prix ! D’ailleurs, les gilets jaunes, sans qui ce grand débat n’aurait pas lieu,  ne sont ni conviés, ni cités, puisqu’il s’agit avant tout le les isoler ou d’en piéger quelques-uns, plus naïfs que les autres.

Source : Christian Vanneste

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« C’EST SÛR, IL VA TOMBER ! »

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Il faut être David Revault d’Allonnes et chroniqueur politique à Europe 1 et au JDD pour relever le défi, en ce 12 janvier, d’écrire un éditorial faisant miroiter à l’horizon du lecteur endormi du dimanche les projets d’Emmanuel Macron pour sortir de l’impasse : « Gilets jaunes : Macron espère encore un “big bang”. » Et le « big bang » envisagé concernerait son équipe, son cabinet : « Il faut renouveler l’équipe en profondeur », aurait dit le Président. De l’art de nous faire prendre pour une stratégie de haut vol un sauve-qui-peut généralisé.

À l’heure actuelle, après le départ de Chantal Jouanno, Emmanuel Macron est en train de rechercher un candidat pour piloter ce grand débat bien mal engagé. Jean-Paul Delevoye a été approché. Mais cet homme qui a toujours été attiré par les places confortables sera-t-il, lui-même, partant, vu la situation et sa réputation de fossoyeur de pétitions citoyennes qui est en train de remonter à la surface ?

Notre Président en est là : il va bientôt constater que plus personne ne veut monter dans son hors-bord. D’ailleurs, ce dimanche, les membres du gouvernement étaient bien silencieux. Et comment en irait-il autrement quand ses ministres, et notamment le Premier, lisent dans la presse son désir de changer complètement d’équipe ?

Or, désormais la question se pose : les jours d’Emmanuel Macron à l’Elysée ne sont-ils pas comptés ?

Son big bang – car c’en fut un -, Emmanuel Macron l’a fait en 2017. Un big bang toutefois favorisé par un alignement savamment organisé de certaines planètes : la planète Fillon mise dans l’orbite du Parquet national financier au moment décisif, notamment.

Mais le big bang qui se prépare ne pourra se résumer à un remaniement, un changement de Premier ministre ou un référendum. Désormais, le big bang que les Gilets jaunes attendent, c’est son départ. C’est LA seule revendication commune. Et de la majorité de l’opinion qui les soutient ? (On peut le penser quand on regarde sa cote de popularité et le nombre extrêmement élevé des « très mécontents ».) C’est LE slogan que l’on entend dans toutes les manifestations, sur tous les tons et dans tous les niveaux de langue. Il est arrivé sur un big bang inédit, il peut repartir de la même façon. Il a voulu congédier l’ancien monde, il ne s’en sortira pas par des manœuvres à l’ancienne. Il a eu l’imprudence d’intituler son livre-programme Révolution. Le peuple l’a pris au mot.

Une immersion de trente secondes dans les manifestations de Bordeaux, de Bourges ou d’ailleurs suffit pour s’en convaincre. Un envoyé spécial du Monde à Bourges, qui aurait dû inviter M. Revault d’Allonnes à le suivre, a rapporté l’analyse d’un gilet jaune de la région, un bouquiniste :

« D’abord, il nous a traités par le mépris. Après son discours, début décembre, les gens ont vu qu’il avait un genou à terre. Puis, on a vu arriver les fonctionnaires et les classes moyennes paupérisées, qui ont réalisé que ses mesurettes étaient de la poudre aux yeux. Je vois tout le monde se réveiller, commencer à réfléchir. C’est sûr, il va tomber. »

Désormais, les questions que beaucoup se posent – et bien au-delà des Gilets jaunes – sont simples : quels seront le moment et les modalités de son départ ?

Et quel scénario la classe politique qui l’a porté au pouvoir est-elle en train de préparer ?

 

Source : Bd Voltaire Auteur : Frédéric Sirgant

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L’HEURE DES COMPTES A SONNÉ

« Que nous dit le succès de la cagnotte du boxeur ?! »

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Depuis hier soir, je suis la cagnotte du « boxer » qui a été mise en ligne sur le site Leetchi et les réactions que cela entraîne. Ce qui se passe est passionnant. Intellectuellement, c’est ahurissant. J’ai l’impression de contempler un asile de fous. La tension monte terriblement depuis hier soir, et là, nous en sommes au moment où un membre de gouvernement réclame la liste des « donateurs »…  Le pays sombre dans une hystérie collective, prélude à la folie de tous qui se transformera en violence de tous contre chacun.

Je précise, dans ce climat délétère, qu’analyser un phénomène n’est pas le soutenir ou le condamner…

Une « petite » cagnotte, mais un gros problème !

C’est fou comme une petite cagnotte microéconomique peut révéler et relever de « politique » et de la situation désastreuse de notre pays.

En quelques heures, la barre des 100 000 euros collectés a été franchie allègrement. Les dons affluent par milliers, ainsi que les commentaires. Je vous invite à aller les lire. Peu importe ce que vous pensez, ce que vous croyez moral ou pas. Si nous analysons froidement les choses et ce que nous révèle la réalité, c’est que, au moment où j’écris ces lignes, 8 000 personnes viennent de donner de l’argent à Christophe Dettinger, 2 500 ont écrit un mot de soutien sans cacher leur identité. En fait, vous ne pourrez plus les lire, car Leetchi a fermé la cagnotte.

De l’autre côté, les « foulards rouges » ont lancé au même moment ou presque une pétition demandant à ce même Christophe de « rendre l’argent ».

1 000 signatures… et 2 commentaires.

Sur le ring donc, les gilets jaunes, le flot de dons et de soutien.

De l’autre côté, la « Macronie », un peu moins de 1 000 signatures peu engageantes, puisque signer une pétition en ligne ce n’est pas donner de l’argent !! et 2 commentaires… c’est dire le peu d’engouement.

En cliquant sur les deux images, vous arriverez sur chacun des sites concernés et vous pourrez aller vérifier par vous-même les deux réalités qui s’opposent et la force des deux « camps ». En fait non. La cagnotte a été fermée par le site Leetchi, mais je vous l’ai déjà dit. La pétition, elle, est toujours en ligne !!

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Un soutien populaire massif à la violence contre les policiers ou contre la violence des policiers ?

Les médias ont passé les images en boucle de gendarmes roués de coups.

Cela n’est pas justifiable.

Pas moins (évidemment) que de brûler 3 policiers dans une voiture en maintenant les portières fermées en hurlant la volonté de faire du « poulet rôti », si vous voyez ce que je veux dire…

Le parallèle que je fais n’est pas un hasard.

Tous ces éléments sont dans la tête des Français. Les grands médias ne le diront pas, mais sur les réseaux sociaux, et dans les discussions entre amis, c’est cela qui est dit ! C’est cela qui est évoqué.

Voici donc quelques éléments de réflexion et quelques enseignements que je souhaitais partager avec vous.

Je tiens à préciser que je n’ai rien contre nos forces de sécurité, bien au contraire. Il n’y a pas de liberté sans ordre et de bonheur sans droit à la sécurité. Il n’y a pas d’économie saine sans sécurité. Vous ne trouverez jamais chez moi un discours anti-flics !

La sécurité est un besoin fondamental. La sécurité est multiple et multidimensionnelle. Elle est physique, mais aussi, pour ne donner que quelques exemples, sociale, ou encore… alimentaire, énergétique, etc.

1/ La propagande ne fonctionne que sur les gens qui resteront dans leur salon quoi qu’il se passe. Les révolutions ne sont pas faites par ceux qui restent dans les salons… Ni par les majorités. Quand un système s’effondre, c’est parce qu’il n’y plus assez de monde pour y adhérer. C’est la fin de la fiction imaginaire qui le soutient. C’est arrivé à l’URSS il y a 30 ans. Ce sont toujours les plus motivés qui l’emportent. Quand vous regardez ces deux sites, où voyez-vous la motivation ? Où voyez-vous l’engagement (que cela vous plaise ou non, je précise ici que nous analysons) ?

2/ Le soutien massif au boxeur n’est pas un soutien massif à la violence du boxeur contre la police, mais une protestation massive contre la violence injuste des forces de l’ordre et contre la répression qui est l’unique stratégie depuis des semaines d’un gouvernement qui joue au poker, et pas aux échecs. Manque de culture vraisemblablement.

3/ Le gouvernement et les forces de l’ordre sont en train de perdre la guerre des cœurs, et c’est l’enseignement le plus important pour la suite des événements.

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Lorsque je dis que la répression n’est pas la solution, c’est une analyse qui repose sur ce genre d’éléments.

Une « guerre », une « insurrection », une « ‘révolution », cela se gagne en gagnant les cœurs.

Les cimetières de l’histoire sont remplis de victoires militaires et de défaites politiques. On gagne la guerre, on perd la paix… ce qui revient au bout du compte à perdre la guerre. Regardez l’Irak, l’Afghanistan. Autant de guerres modernes gagnées et de paix perdue. Puis, inévitable, après des milliers de morts pour rien… le retrait !

On gagne contre une insurrection, en coupant les sources d’alimentation de l’insurrection concernée, pas en matraquant aveuglément.

Croire que la répression viendra à bout d’une insurrection est d’une bêtise insondable. Même en Algérie, avec torture et tout le tremblement, l’insurrection l’a remportée.

Macron a perdu les cœurs.

Les forces de l’ordre, police comme gendarmerie, perdent également le soutien populaire, et c’est très clair.

Cela n’est pas souhaitable, car encore une fois, l’ordre est une nécessité, mais quand la police confond maintien de l’ordre avec maintien au pouvoir, elle devient milice.

Cela fait plusieurs fois que j’exprime cette idée. Les implications d’un tel ressenti des foules sont potentiellement dramatiques et portent des germes de violences encore plus terribles.

Quand tout le monde s’égare de la sorte, le pire, qui n’est pas souhaitable, devient possible.

C’est pour cela que je dénonce avec force cette dérive répressive.

Elle sera contre-productive.

Elle donne des « martyrs »… et le boxeur en devient un.

Iconique. Son acte incarne une résistance héroïque à une oppression.

Hurlez tant que vous voulez, c’est vécu ainsi. C’est ce qui s’écrit sous les yeux effarés de nos mamamouchis qui l’ont déclenché eux-mêmes en instrumentalisant plus que de raison ces violences.

Elle alimente l’insurrection qu’elle voudrait combattre.

Gilets jaunes comme gilets bleus deviennent les marionnettes et la chair à canon moderne de mamamouchis mal élus, peu légitimes parce que peu représentatifs et dont la politique ne reçoit qu’une adhésion très minoritaire.

Cela manque cruellement de culture, de réflexion et de sagesse aussi bien dans les états-majors que chez les mamamouchis. À moins, à moins que…

Car il y a une autre hypothèse, celle où le gouvernement souffle volontairement sur les braises pour justement déclencher la violence chez les plus « fragiles » des gilets jaunes dans le but de justifier la répression. Dans un tel cas, il est encore plus crucial de ne pas tomber dans ce piège de la violence tendu par le gouvernement.

L’erreur fatale d’une gestion à la grecque !

Nous voyons bien la tentation des élites européistes et françaises, qui pensent depuis le départ qu’elles vont pouvoir gérer la situation comme les protestations ont été gérées en Grèce après la crise de 2008. Il a fallu réduire le niveau de vie de la Grèce pour maintenir sa solvabilité. Sauver les banques au détriment des peuples.

Cela, évidemment, a posé de graves problèmes sociaux et les manifestations ont été violentes, bien plus qu’en France actuellement d’ailleurs.

La police grecque a tenu bon.

Les Grecs ont été matés et sont entrés dans le rang.

L’exemple sécuritaire grec est appliqué à la France dans une forme de tentative désespérée du système à se maintenir.

Pourtant, c’est à mon sens, une erreur.

La France n’est pas la Grèce.

Nous ne sommes pas meilleurs ou pires, nous sommes différents. Notre culture, nos sociétés, notre géographie ou la taille de nos populations n’ont rien à voir.

Le maintien de l’ordre n’est pas concentré sur la place Syntagma (celle du parlement grec) mais sur la totalité du territoire. « Militairement », c’est un enfer pour les forces de l’ordre qui sont à l’os. Trop de terrain à couvrir, trop de manifestants à gérer sur trop de temps.

Il n’est pas dit que les forces françaises tiennent aussi longtemps que les forces grecques.

Il n’est pas dit du tout que la population supporte ce que les Grecs endurent depuis 10 ans.

Il n’est pas dit du tout que cela se passe aussi facilement en France qu’en Grèce, ce n’est tellement pas dit que je pense que la probabilité est très forte que cela ne se passe pas ainsi.

La mobilisation reste très forte, elle est même en train de repartir de plus belle, et mieux vaut avoir des gilets jaunes sur des ronds-points gérés par les gendarmes du coin et tolérés s’il n’y a pas de blocage que d’avoir des manifestations importantes dans toutes les villes de province où vont se retrouver chaque samedi les « chassés des ronds-points ». Le week-end dernier, beaucoup étaient encore en vacances ou sur la route des retours. Le mouvement s’essouffle donc officiellement d’après « radio-Paris », mais tout le monde sait qu’il reprend de plus belle.

Les mensonges et les paradoxes d’un système inique explosent à la figure de ceux qui l’incarnent et qui hurlent plus fort.

Ce n’est pas républicain de « gagner de l’argent » en tabassant des flics !!

Certes.

Mais c’est du niveau 0 de l’argumentation politique que de se limiter à ce genre de propos.

Le gouvernement met un voile pudique sur une vérité qu’il ne veut pas voir et qu’il a provoquée, comme en son temps, il y a 50 ans exactement, le préfet de Police de l’époque en 1968, Grimaud, l’avait écrit de façon tellement juste dans une lettre adressée à tous les policiers. Je vous la reproduis dans sa totalité dans un article de cette édition.

Allons plus loin dans l’analyse si vous le voulez bien.

La vérité ? C’est celle du préfet Grimaud. C’est celle-ci :

« Dites-vous bien et répétez-le autour de vous : toutes les fois qu’une violence illégitime est commise contre un manifestant, ce sont des dizaines de ses camarades qui souhaitent le venger. Cette escalade n’a pas de limites.

Dites-vous aussi que lorsque vous donnez la preuve de votre sang-froid et de votre courage, ceux qui sont en face de vous sont obligés de vous admirer même s’ils ne le disent pas. »

Voilà ce que la cagnotte indécente pour le gouvernement révèle de profond.

Elle est une forme « d’escalade » de la protestation populaire contre les violences policières.

Elle est une protestation non violente contre les violences.

Couper son expression est compréhensible en termes de communication (cachez cette réalité que je ne veux surtout pas voir), bien que le gouvernement et les médias aient mieux fait d’ignorer le phénomène comme ils ignorent la réalité de l’importance des manifestations du samedi.

Couper les expressions non violentes est en revanche une erreur politique qui pousse à l’escalade (vous savez, toujours cette histoire de citation de JFK sur les révolutions pacifiques ou violentes).

Aujourd’hui, ce qui est admiré, ce n’est pas le fait de « tabasser » du flic (et heureusement), c’est qu’un peuple (ou une partie non négligeable) subit les outrances d’une répression très forte que la majorité silencieuse souhaiterait plutôt voir s’exercer contre la délinquance quotidienne de droit commun qu’à l’égard de manifestants très majoritairement pacifiques, non violents.

Même Apathie, le chroniqueur d’Europe 1, en parle lui aussi, et c’est dire, car objectivement, il n’est pas l’un de ceux qui soutiennent massivement les gilets jaunes. Mais à un moment, la répression cela se voit.

La force subversive de la non-violence et de l’insolence.

C’est ainsi qu’il faut comprendre la force de la non-violence et du fait de « tendre l’autre joue ».

En réalité, tendre l’autre joue n’est pas si « altruiste » que cela.

C’est une arme politique redoutable. Accepter la violence, accepter les outrances d’un pouvoir, c’est vouloir le montrer tel qu’il est.

Froidement.

Lucidement.

Il apparaît dictatorial.

Il apparaît illégitime.

Grâce à la non-violence, il ne peut se cacher derrière aucun prétexte pour justifier ce qu’il devient.

Pire. Accepter sa violence et continuer pacifiquement à le défier en disant non, c’est le renvoyer à son impuissance.

Accepter la violence de notre gouvernement en place publique et cathodique, c’est s’attirer la compassion des foules et des masses, car les peuples, les gens, les petits, les sans-grades et les sans-dents, tous les gueux que nous sommes, ne peuvent qu’éprouver de la compassion pour nos congénères gueux qui souffrent sous les coups d’un gouvernement détesté chaque jour un peu plus.

C’est cette compassion qui fait gagner la bataille des cœurs, les guerres, et la paix qu’il faut bâtir ensuite ensemble et collectivement.

Au bout du chemin, les systèmes oppressifs s’effondrent faute de combattants pour le soutenir parce que devenus totalement illégitimes aux yeux de tous.

La répression se voit d’autant plus qu’en réalité, l’usage de la force est souvent disproportionné.

Écoutez Apathie ici :

Europe 1 

✔@Europe1

Manifestants tabassés, tirs de flash-ball :

« Les autorités politiques parlent beaucoup de la violence chez les #GiletsJaunes mais font l’impasse sur les violences policières », dénonce @jmaphatie.@nikosaliagas #europe1

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La solution?

Elle est simple et complexe.

Simple parce qu’il suffit de rendre le pouvoir au peuple, ce qui est légitime.

Complexe parce que cela sera évidemment porteur d’immenses bouleversements, de la fin de l’Union européenne telle que nous la connaissons et qui est centrale dans nos problèmes de souveraineté, qu’une caste politique entière sera balayée, qu’il nous faudra au moins 20 ans pour stabiliser notre pays et trouver notre nouvel équilibre. C’est ce que j’expliquais dans ma lettre STRATÉGIES dès novembre intitulée « Révoltes, révolutions et patrimoines », accessible à tous les nouveaux abonnés (plus de renseignements ici pour ceux qui le souhaitent).

Comment?

1/ Libérer les paroles et les mots et cesser de judiciariser tous les propos tenus qui ne plaisent pas à tel ou tel. Utiliser les mots évite évidemment la violence.

2/ Ce président élu conformément à la loi mais sans légitimité et à l’insu du plein gré du peuple ne peut manifestement plus diriger le pays sans l’armée et sans que certains envisagent de tirer sur la foule…

Surréaliste.

Il faut donc évoquer désormais le fait de préparer le départ du président dans le respect du cadre des institutions et de la stabilité de notre pays en initiant une transition politique et en annonçant que le pouvoir sera remis au Président du Sénat qui conformément à notre Constitution préparera les prochaines élections. Sans panique, et sans précipitation en annonçant une période de transition de plusieurs mois a l’issue de laquelle le Président démissionnera en bon ordre.

3/ Dans la période de transition mettre en place le référendum d’initiative citoyenne…

4/ Remettre systématiquement le peuple de France face aux complexités de la réalité, sociale, économique, environnementale etc…

ferry

On peut aussi comme le demande Luc Ferry faire directement tirer sur la foule de Gilets Jaunes à balles réelles et tuer femmes et hommes.  Comme le montre cet article de France Soir (cliquez dessus pour le croire…)

On peut aussi embastiller Ferry pour incitation à la haine… Ces propos sont inqualifiables en provenance d’un responsable politique dans la situation qui est la nôtre

nul.

Bref, nous n’y couperons pas, et globalement, nous sommes arrivés à l’heure des comptes. Solder les errements est toujours douloureux.

La question est de savoir si nous saurons le faire pacifiquement ou pas.

Vous me trouverez toujours du côté et aux côtés de la multitude qui souffre et des opprimés, mais la violence ne doit pas être le chemin emprunté et en cela, le gouvernement comme nos forces de l’ordre ont aussi un immense rôle modérateur à jouer par leur exemplarité.

Ce qui se passe à Toulon, l’utilisation de flash-ball en tirs tendus et tout ce qui sort du champ classique (et légal) est porteur de grands dangers. Quand le premier gilet jaune tombera, fauché par un flash-ball sous les caméras et en direct, que se passera-t-il à votre avis ?

Je suis très inquiet de ce cercle vicieux de la violence que personne ne veut briser et qui s’annonce à nouveau paroxystique pour samedi prochain.

La violence mène à l’effondrement, l’effondrement conduit au chaos. Le chaos n’est jamais dans l’intérêt des peuples.

Chacun à notre place, sans la moindre complaisance vis-à-vis d’un pouvoir à la dérive et dont les membres sont peut-être en marche mais marchent sur la tête, nous nous devons d’être pacificateur pour éviter les drames et préserver la vie.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

 « À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite

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DÉDÉ, LE GILET JAUNE (COMME TANT D’AUTRES)

 

dédé 

Dédé a derrière lui toute vie de droiture. Il a durement travaillé et ne doit rien à personne. Bien qu’il ne le regrette absolument pas, un seul choix de vie lui laisse un goût d’amertume. Ce fut lorsqu’il annonça à son père qu’il ne reprendrait pas l’exploitation agricole familiale. Une vie complète asservie à la terre et aux bêtes pour gagner trois fois rien voire pour finir par se pendre au fond d’une grange, très peu pour lui. Et d’ailleurs, quand il regarde ce que sont devenus ses copains d’enfance qui ont essayé, souvent en vain, de vivre de leur ferme, il se dit qu’il a bien eu raison. Mais la dispute avec son père fut violente et cassa quelque chose pour toujours dans leur relation. Le vieux n’admettait pas que ces terres qui se transmettaient de père en fils depuis quatre générations partent à vau-l’eau. Lorsque deux ans plus tard Dédé obtint son bac C et une admission en BTS, il put lire une grande fierté dans les yeux de son père, lui qui avait arrêté l’école à 16 ans. Mais le vieux ne lui dit rien. Quelque chose était brisée.

Son BTS en poche, Dédé trouva facilement un boulot dans une PME de sa région. C’est là qu’il rencontra Amélie et fonda sa famille. Lorsque sa PME fut rachetée par un grand groupe, tout le monde y vit un bon signe. Une sécurisation de l’avenir. Mais quelques années plus tard, le grand groupe fut lui-même racheté par un fond d’investissement. Celui-ci le restructura en profondeur pour garantir une meilleure rentabilité aux actionnaires. Sans qu’il comprenne vraiment pourquoi – la PME était bénéficiaire – l’entreprise de Dédé ferma ses portes. Avec les copains de la boîte, Dédé essaya bien se battre pour la sauver. Mais en vain. Ils se heurtèrent à des murs et Dédé ne récolta que quelques miettes pour aller faire sa vie ailleurs. Il retrouva un nouveau boulot, mais loin de chez lui. La famille dut déménager et Amélie abandonner le CDI qu’elle avait depuis 10 ans, pensant en retrouver facilement un. Ce ne fut pas le cas. Amélie galéra pendant 4 ans et Dédé dut nourrir toute la famille avec son seul salaire qui, bien sûr, n’était plus le même que celui qu’il avait connu dans la première PME. Le couple traversa une véritable tempête et fut à deux doigts de se briser. Des copains qui ont vu leur famille exploser et leurs enfants aller de familles recomposées en familles recomposées, Dédé en connaît plein. Avec Amélie, ils sont fiers d’avoir su dépasser ces turbulences et offrir à leurs enfants un foyer stable, même si tout ne fut pas rose, loin de là.

Aussi, lorsque la nouvelle boîte de Dédé fut restructurée alors qu’Amélie venait tout juste, enfin, de signer un CDI, il s’est dit qu’il était hors de question de retomber dans la galère. Il accepta donc un poste à 40 kilomètres de chez lui et ferait donc la route tous les jours. Et il la fait toujours.

Il la fait le nez sur le compteur pour ne pas se faire flasher. Parce qu’une prune de 45 euros et c’est le budget viande du mois qui part en fumée. Il a fait le calcul : avec la nouvelle limitation à 80 kilomètre/heures, cela lui fait désormais 15 minutes de plus par jour sur les routes. 1H15 par semaine, 5 heures par mois. Il y avait bien une ligne de train qui lui aurait permis de raccourcir son temps de voiture, mais elle a été fermée il y a bien longtemps.

Avec la poste de son village qui a elle aussi fermé, cela lui fait aussi 10 kilomètres supplémentaires à faire pour aller chercher le moindre colis. Idem pour les courses, le toubib et le dentiste (lorsque ses fins de mois lui permettent d’y aller). Et ne parlons même pas des spécialistes : Dédé et Amélie ne savent plus ce que c’est.

Chez eux, les fins de mois sont difficiles. Bien que leurs revenus ne soient pas très hauts, depuis qu’ils n’ont plus les enfants à charge fiscalement, ils passent un mois et demi de salaire en impôts sur le revenu. Lorsque Dédé voit certains qui gagnent bien plus que lui être non imposables en profitant des niches fiscales, il est écœuré. L’exemple le plus flagrant est un cousin éloigné qui a fait un bel héritage et a tout placé en rentes dans des niches. Il gagne mieux que lui, paye moins d’impôts tout en restant à la maison. Alors quand Macron a annoncé sa « flat tax » sur les revenus du capital et la suppression de l’ISF, Dédé a eu un haut le cœur. Car en plus des impôts sur le revenu, la taxe foncière du petit pavillon qu’il a acheté à crédit ne cesse d’augmenter. Quand il regarde sa facture d’électricité, Dédé ne comprend pas. Il paraît qu’il faut arrêter le fuel et le gasoil, mais sa facture n’arrête pas d’augmenter, même en chauffant au strict minimum son petit pavillon. Et quand il regarde le détail de sa facture, il voit des taxes partout.

Non, Dédé ne comprend pas. Il ne comprend pas tous les cadeaux qui sont faits, des dizaines de milliards, aux grosses boîtes qui suppriment des emplois. Il ne comprend pas les dizaines de millions que gagnent les grands patrons. Il ne comprend pas tout ce fric qui va sa cacher dans les paradis fiscaux. Il ne comprend pas qu’un ancien ministre qui a caché des centaines de milliers d’euros, mentit au président, aux représentants du peuple et à tous les Français, que cet ancien ministre condamné à de la prison soit exonéré de peine. Il ne comprend pas qu’on lui ressasse depuis vingt ans qu’il faut être plus compétitif, qu’il faut se serrer la ceinture. Que l’Europe le protège. Ah, l’Europe, quelle belle escroquerie ! En 2005, il avait bien essayé de lire le projet de traité constitutionnel. Mais le verbiage des technocrates, très peu pour lui. Et puis on lui avait déjà promis qu’avec Maastricht et l’euro, tout irait mieux. En fait, tout a été pire. Et la deuxième fois qu’il a perdu son boulot, c’est quand son usine est partie en Slovaquie. Alors, Dédé avait voté non. Quand quatre ans plus tard, le traité de Lisbonne est passé en douce, Dédé s’est dit que les politicards se foutaient vraiment bien de sa gueule. Depuis, Dédé ne vote plus.

Sa vieille Clio, il craint qu’elle ne passe pas le nouveau contrôle technique. Si c’est le cas, il ne sait pas comment il fera pour aller travailler. Il n’a jamais acheté de voiture neuve de sa vie et ce n’est pas avec le bonus de 4000 euros du gouvernement qu’il peut se le permettre. Et puis de toute façon à quoi ça sert ? Aussi bien dans 2 ans, dans 3 ans, dans 4 ans, on sortira une nouvelle norme ou un nouvel impôt qui l’empêchera d’utiliser une nouvelle voiture.

Alors ce soir, après le boulot, comme hier soir et comme demain soir, Dédé mettra son gilet jaune et ira rejoindre quelques copains sur un rond-point. Bien sûr, il n’approuve pas les casseurs et tous ceux qui font n’importe quoi. Les tags sur l’acte de triomphe, ça l’a fait gerber. Mais ce qui le fait encore plus gerber, c’est le mépris et l’arrogance de ces bobos parisiens pour les Français qui roulent au gazole et fument des clopes, pour ceux qui n’ont pas les moyens de se payer un costard, pour ceux qui ne trouvent pas un boulot juste en traversant la rue, pour ceux qui ne sont rien, pour les sans-dents. Oui, Dédé en a vraiment plein le cul de tout cela.

Au fond, Dédé ne demande rien. Juste qu’on lui foute paix et qu’on laisse vivre sa vie dignement.

 Source : Blog Gaulliste Billet invité de L’Oeil de Brutus

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LES RAISONS DE LA COLÈRE : LES PASSE-DROITS

passe

 

Beaucoup de questions sans réponses. . ..jusqu’ à quand ?

Questions sans réponses ?…mais qui énervent !

Pourquoi les politiques sont ils déconnectés des réalités ?

Voici quelques questions que l’on peut se poser !!

– Pourquoi un député au bout de seulement cinq ans de cotisation retraite touche une retraite moyenne de 1 500 €/mois alors qu’un employé pour 42 années de cotisation touchera 896 euros en moyenne ?

– Pourquoi, au bout de deux mandats de six ans chacun, un sénateur peut-il toucher plus de 3 700 € par mois de retraite ?

– Pourquoi la retraite des élus n’est-elle pas prise en compte dans l’écrêtement (8 200 €) des indemnités d’élus.

– Pourquoi une cotisation retraite d’élu rapporte-t-elle en moyenne 6,50 € pour un euro cotisé pendant vingt ans alors qu’un salarié du régime général touche entre 0,87 et 1,57 € pour un euro cotisé pendant quarante-deux ans ?

– Pourquoi un élu peut-il cumuler ses différentes retraites (jusqu’à 5 retraites) ?

– Pourquoi un élu peut-il travailler en touchant sa (ses) retraite(s) d’élu complète(s) sans plafond de montant alors que le citoyen lambda ne peut le faire sans dépasser la valeur de son dernier salaire ?

– Pourquoi les élus ont-ils une retraite par capitalisation alors que cela est résolument interdit  aux « autres » qui n’ont droit qu’à une retraite par répartition ?

– Pourquoi les cotisations retraite des élus peuvent-elles être abondées par les collectivités, ce qui permet à un parlementaire de toucher sa retraite à taux plein avec moins d’annuités de cotisation ?

– Pourquoi une partie de la pension de retraite des parlementaires est-elle insaisissable (même en cas de fraude ou d’amende) ?

– Pourquoi un agent public qui voudrait se présenter à une élection législative ne devrait-il pas démissionner de la fonction publique ? Un salarié le doit, lui, s’il veut travailler ailleurs !

– Pourquoi deux ans d’allocations chômage pour un salarié lambda du régime général et cinq ans pour les députés ? Ceux-ci ont-ils plus de mal à retrouver un travail ?

– Pourquoi les députés qui ne se représentent pas peuvent-ils toucher l’allocation différentielle et dégressive de retour à l’emploi? Un salarié qui démissionne n’a, lui, droit à rien !

– Pourquoi faut-il avoir un casier judiciaire vierge pour entrer dans certaines professions et que ce n’est pas le cas pour être élu

– Pourquoi la fraude dans la déclaration de patrimoine d’un élu ne vaut-elle pas la prison mais seulement 30 000 € d’amende alors que la simple fraude d’un citoyen pour faux et usage de faux d’un document délivré par l’Administration est punissable de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende ?

– Pourquoi un parlementaire (député ou sénateur) touche-t-il une IRFM (indemnité représentative de frais de mandat) de 5 770 € par mois pour un député et de 6 200 € par mois pour un sénateur, dont l’usage n’est pas contrôlable et pour lequel il n’a de compte à rendre à personne ?

–  Pourquoi, durant son mandat, un élu peut-il s’acheter un bien qu’il nomme souvent « permanence », le payer à crédit avec l’IRFM, qui est de l’argent public, et le garder ou le vendre pour son bénéfice personnel ?

– Pourquoi les parlementaires cumulards peuvent-ils toucher plusieurs enveloppes de frais de représentation (frais en tant que président d’agglomération, frais en tant que maire, IRFM en tant que député…) ?

– Pourquoi les restaurants trois étoiles (cinq étoiles ?) de l’Assemblée nationale et du Sénat coûtent-ils si peu cher à l’élu ?

– Pourquoi un élu à revenu égal de celui d’un salarié paye-t-il moins d’impôt sur le revenu ?

–  Pourquoi parle-t-on toujours de réduire le nombre de fonctionnaires mais jamais celui des parlementaires ?
(apparemment la réduction semble en cours !)

– Pourquoi les sénateurs se sont-ils versé en 2011, au titre d’un « rattrapage exceptionnel », une prime de 3 531,61 € avant les congés d’été… ?

– Pourquoi aucun chiffre n’existe sur la présence ou non des sénateurs lors des séances au Sénat ??

– Pourquoi la pension de réversion d’un élu décédé est-elle de 66 % sans condition de ressources du survivant alors que celle d’un salarié du privé est de 54 % sous condition de ressources du survivant (aucune réversion au-dessus de 19 614,40 brut annuel !

–  Pourquoi la retraite d’un élu est-elle garantie et connue d’avance alors qu’un salarié du régime général n’est sûr de rien ?

– Pourquoi un député peut-il cumuler plusieurs « réserves parlementaires » sans que cela se sache officiellement ?

– Pourquoi l’indemnité de fonction d’un député et son IRFM ne sont-elles pas imposables ?

– Pourquoi un député a-t-il droit au remboursement de frais de taxis parisiens (alors qu’il touche l’IRFM pour ça) ?

– Pourquoi un ancien sénateur et un ancien député ont-ils droit à la gratuité à vie en première classe SNCF ?

– Pourquoi un ancien sénateur et son conjoint ont-ils le droit du remboursement de la moitié de 12 vols Air France par an et à vie ?

– Pourquoi un sénateur peut-il emprunter jusqu’à 150 000 € à un taux préférentiel ?

– Pourquoi les anciens ministres, leurs conjoints et leurs enfants ont-ils droit à la gratuité à vie des vols Air France et à la gratuité à vie des transports sur le réseau SNCF ?

– Pourquoi y a-t-il dans le service des fraudes un service spécial pour les élus ?

– Pourquoi une fraude d’élu est-elle différente des autres pour bénéficier d’un traitement de faveur ?

– Pourquoi un élu condamné définitivement ne rembourse-t-il pas les frais d’avocat dépensés pour lui par la collectivité ?

Faites tourner… Il faut le savoir.

L’omerta de leurs copains journalistes protège leur abattement fiscal de 30% de leurs revenus.

piege

 

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EN APPARENCE…

En apparence SARKOSY était un bon président au service de la France et de son peuple. En apparence… Sous sa présidence nous avons même eu droit à un référendum sur l’Europe, et, en 2005, les peuples français et néerlandais ont refusé le projet de traité constitutionnel européen. Mais, le 4 février, au mépris de cette décision souveraine, le gouvernement veut faire adopter par le Parlement le texte, à peine modifié.

Devant cette trahison, il y a des appels à manifestation, mais les 18 et 19 octobre 2007 Le Conseil européen de Lisbonne a adopté un nouveau traité européen. Élaboré en catimini, ce traité nous a été présenté par Nicolas Sarkozy comme « un traité simplifié, limité aux questions institutionnelles ». Loin d’être simplifié, ce traité comporte plusieurs centaines de pages avec 359 modifications des traités existants, treize protocoles et quelques dizaines de projets de déclarations ayant la même valeur juridique que les traités. Loin de le limiter aux questions institutionnelles, ses rédacteurs en ont fait une copie illisible du Traité constitutionnel européen (TCE) qui a été rejeté par les Français et les Néerlandais en 2005. (Extrait d’un article de Reporterre).

Moi qui croyais qu’un référendum était sacré. Dans le c… la balayette, comme dit l’expression triviale, mais non moins populaire. Donc, s’il ne sert pas le peuple français, puisqu’il foule aux pieds ses décisions, qui sert-il ? Il a fait le job et en 2012 l’alternance.

En apparence, HOLLANDE avait l’air sincère en 2012 au Bourget, quand il désignait, avec grandiloquence, à la vindicte populaire, son ennemi. « Le monde de la Finance »

Alors qu’est ce qui l’a empêché de gagner son combat ? De deux choses l’une ou, cet ennemi est beaucoup plus fort que nous… Pourquoi ne l’a-t-il avoué ? Ou, il nous a menti, il connaissait parfaitement cet ennemi, et, il était à son service. Car, sinon, comment expliquer cette politique décevante, nulle qui l’a conduit à ne pas pouvoir se représenter… Ou bien était ce l’objectif pour amener le pire…

Il faut être d’une grande naïveté pour croire encore aujourd’hui que nous sommes en démocratie et que l’élection de Macron est démocratique. C’est un coup d’état institutionnel !  Pour mieux comprendre

Macron n’est donc qu’un pantin à l’arrogance sans limites et à l’égo démesuré, qui n’a pas dû être difficile à convaincre de prendre le poste… Ce n’est pas une apparence, c’est une certitude, car, il ne s’en cache même plus !

Je vois bien, comme tout un chacun, que mon pouvoir d’achat s’étiole tous les ans, depuis 15 ans. Je vois bien que mes impôts augmentent tous les ans, que les taxes augmentent, que tout augmente…Je vois bien que mon pays  s’étiole, se délite au fil des ans à travers ce paradoxe : « de plus en plus d’impôts, de moins en moins de moyens » Tous les services régaliens vont de mal en pis ! Alors, la question est simple : où va ce fric ???

En apparence, le peuple de France est libre. En apparence la fibre révolutionnaire est toujours ardente, et le peuple de France peut exprimer la colère profonde, intense, immense, que l’on sent sourdre depuis des années.

Quand on a commencé à parler des « Gilets jaune » je me suis dit : « c’est la spontanéité du peuple, le lait qui sort de la casserole ». Mais qui a mis la casserole sur le feu, et, qui, l’y a laissée ?

Je reproche aux différents intervenants de ces gilets jaunes, de ne pas assez insister sur le fait qu’il s’agit d’abord du peuple, rien que du peuple et presque tout le peuple, (pas seulement d’une bande d’agités) dont la colère est indéniablement forte et sincère, car pour beaucoup, c’est une question de survie.

En apparence, nous sommes donc en présence d’un mouvement spontané du peuple… Mais sommes-nous certain d’être à l’origine de l’étincelle ? Rien n’est moins sûr…

Je suis surpris que ce mouvement refuse un minimum de structures, d’organisation, de représentation. Tout cela est trop fouillis. C’est bizarre, demain, je prends ma voiture, ma remorque, quelques palettes et je vais aller mettre mon binss dans un carrefour sans que personne ne trouve à redire ??? Mais cela nous donne toujours l’apparence de pouvoir manifester, ce qui, comme nous le répètent à longueur d’interviews, ces manipulateurs  du gouvernement et de la REM, est un droit fondamental.

Mais, on peut aussi se poser la question du pourquoi d’un appel d’offre pour des armements anti-émeute il ya déjà plusieurs mois… Pour une fois que nos gouvernants prévoient, anticipent quelque chose… C’est bizarre…

Voilà, en apparence tout est « normal », mais méfions nous bien et restons vigilants, nous pourrions avoir des surprises…

Citoyen Indigné.

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MES EXCUSES, MONSIEUR LE PRESIDENT.

souffrance

Je m’appelle Sébastien, et je suis un français dit « moyen », de taille moyenne, au QI dans la moyenne et à la plume incertaine.

J’ai la chance (diriez-vous) d’avoir un emploi, moyen lui aussi, tant en terme d’intérêt que de rémunération.

Je suis marié et père des 2 superbes enfants (en bonne santé), mon épouse travaille (elle aussi, oui…quelle chance !) un peu plus que la moyenne. Pour résumer, c’est le bonheur !!!

Alors, je dois m’excuser, d’être exaspéré, de passer pour un éternel insatisfait, et surtout d’utiliser à votre encontre des noms d’oiseau que la bienséance m’interdit de publier ici… Que diable se passe t-il ? Pourquoi et comment se fait-il qu’avec une telle situation, un français « moyen », souhaite informer le plus grand nombre de son désarroi…

Peut-être parce que ce désarroi, cette tristesse, Monsieur le Président, est de votre fait…

Fatigué d’être la cible de toutes vos réformes fiscales, fatigué d’être la vache à lait qui doit toujours faire plus d’efforts, quand ceux qui vous le demandent n’en font pas, fatigué de voir fondre comme neige au soleil le fruit de mon travail…

En tant que simple salarié, vous devinez bien que mon revenu est bien loin d’égaler 10% du votre, celui de mon épouse… non plus ! Nous sommes propriétaires d’un emprunt auprès d’un établissement financier, encore pendant 2 décennies ou presque, ensuite, peut-être serons-nous propriétaire foncier, je dis peut-être car au rythme ou vont les choses, je ne vois plus vraiment l’intérêt de garder ce toit qui me coûte en taxes…. nous dirons un mois de salaire, l’emprunt lui, représente environ 7 à 8 mois de salaire, les impôts sur le revenus comptaient environ pour 1 mois et demi de salaire, et, j’y reviendrai ultérieurement, vont me couter plus de 2 mois dès l’an prochain grâce à vos réformes. Pour aller travailler, car je ne travaille pas chez moi bien entendu, j’ai besoin d’un véhicule, honte à moi, il est diesel (excusez-moi encore…) et plus tout jeune, mais de marque allemande (zut, là aussi je dois m’excuser…), donc consomme assez peu, ceci dit, sur l’année, je consomme près de 2 mois de salaire en carburant… Voilà ou passe mon salaire annuel… Aïe, à ce tarif là, je n’ai toujours pas mangé, je ne suis pas habillé, je ne fais aucun travaux dans cette maison qui vieillit, je n’ai pas payé mes assurances, mes téléphones, l’école, la cantine, la garde des enfants, les soins divers, ni tout le reste… Vous comprendrez que je suis encore loin du compte pour avoir l’impression de « vivre »…

Vous avez pour mission de gérer un pays Monsieur le Président, commencez peut-être par écouter vraiment ceux qui le peuplent, et j’insiste sur « écouter vraiment ». Peut-être avez-vous besoin d’un peu d’aide pour « entendre »… Aussi, j’invite tous les français « moyens », ceux là même qui travaillent pour que Vous viviez à Nos crochets, qu’ils soient salariés, artisans, commerçants, chefs d’entreprise, fonctionnaires, blacks, blancs ou beurs, tous ceux qui ont un sens civique, tous ceux qui « gueulent » dans leur coin en souhaitant que « les autres » bougent pour faire avancer les choses, tous ceux qui sont fatigués de voir notre pays aller à vau l’eau… J’invite donc tous les français à rejoindre (diffuser) cette page, à se faire connaître, à donner leur point de vue, sans haine, sans parti-pris politique.

Texte écrit par un français moyen !!! Je partage son opinion et la diffuse, et même plutôt deux fois qu’une, et vous, la publierez-vous ?

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LE SANG DES FRANÇAIS

Des plateaux des chaînes de télé jusqu’au tréfonds des messageries cryptées qui portent en leur sein les espoirs du peuple blessé, un seul mot rôde, traverse les dialogues, colore les conversations : violence.

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Les violences s’opposent.

On a vu lors d’un débat émouvant hier soir sur BFMTV des Français d’horizons modestes expliquer la réalité de leur vie : l’impossibilité de couvrir les dépenses du mois avec leur salaire de misère. N’est-ce point une violence, répétée douze fois l’an, et dont chaque année le sommet est l’impossibilité d’offrir aux enfants et petits-enfants le moindre cadeau à Noël ?

On a vu sur Twitter des journalistes incultes (pardon pour le pléonasme) s’offusquer des outrages subits par l’Arc de Triomphe, en expliquant que c’était un monument « en mémoire des morts de la 1ère guerre mondiale » (qu’apprend-on, sur les bancs de Sciences-Po ?), et qu’il était, conséquemment, sacré. Une violence envers des pierres…

Et puis l’on entend et on lit partout, si l’on veut bien y prêter attention, une violence verbale inouïe à l’égard du président de la République, dont il n’y a plus que lui pour ne pas savoir qu’il est déjà, de facto, déchu. Si l’homme a catalysé les haines par ses dérapages verbaux qui l’ont fait parler publiquement comme l’on ne parle normalement que dans les salons feutrés de la république ou entre soi à la conférence de Bilderberg, la constitution de 1958 n’y est pas étrangère non plus. Dans cette monarchie républicaine voulue par le général De Gaulle, le Président est une incarnation de la nation. Alors que se passe-t-il s’il crache à longueur de discours sur ce qu’il est supposé incarner ?

La violence subie par le peuple de France est, elle, continue, persistante. Elle touche leur vie quotidienne, elle détruit leur santé, elle tue leurs espoirs.

Ailleurs, l’argent coule à flot. Et encore, si le peuple savait… Si le peuple connaissait ne serait-ce qu’une infime partie de la réalité des dépenses des ministères. Par exemple, ces lieux privés prestigieux dont on a besoin 48 h mais qu’on loue pendant un mois entier parce qu’on ne sait pas exactement à quelle date on les utilisera, ces centaines de milliers d’Euros qui partent en fumée à chaque instant… Si le peuple savait… C’est même une expression qui fait rire dans les ministères « ah, si les gens savaient ! » et puis ils éclatent de rire…

La violence subie par le peuple de France le tue peu à peu, depuis des décennies. Alors il a choisi de se lever. Ce beau peuple, chamarré, buriné par le travail, a dit « c’est trop ! ». Ce peuple dont les visages racontent sillon après sillon l’Histoire récente : le courage de 14, l’anéantissement de 40, la reconstruction des trente glorieuses, et toujours l’honneur. Ce peuple qui se comporta tant de fois en héros lorsque la nation l’appela. Ce peuple n’a jamais accepté de subir. Alors, si l’oppresseur s’est depuis tant d’années incrusté dans les ors de la république, le peuple a maintenant décidé de l’en déloger.

Samedi, tout fait craindre que la violence n’atteigne des proportions rarement vues en France.

Les médias – qui prétendent l’inverse – l’espèrent. Rien de tel qu’une bonne intifada pour alimenter les chaînes d’info.

La police – qui se tait – s’y prépare. Et la police, ce sont des citoyens français, pères et mères de famille, qui savent qu’ils ne reviendront peut-être pas de cette confrontation-là.

La France Insoumise – qui rêve au grand soir – attise les braises, persuadée de ramasser les miettes sur les corps des Français tombés.

Samedi, la France a rendez-vous avec l’Histoire. Comment se comportera-t-elle ?

Source : La Lettre Patriote

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LA VRAIE FRANCE EN MARCHE

les gilets jaunes sont les migrants de l’intérieur fuyant la macronie.

L’heure est grave, la France est au bord du gouffre, la Révolution à laquelle Emmanuel Macron en appelait en 2017 est en marche !

C’est en docteur en philosophie politique, mathématicien et linguiste, qu’Arnaud-Aaron Upinsky, endossant le gilet jaune, propose aujourd’hui sa vision historique, épistémologique et politique, aux » Gilets jaunes en marche « : pour triompher de l’imposture de la Magie Ventriloque du Président Macron, de la mystification électorale des Présidentielles 2017, et pour gagner la guerre de Reconquête politique qui s’impose comme enjeu des événements en cours d’écriture.

« Des scènes de guerre à Paris » (Macron), « On marche sur la tête, c’est une abomination !» (Jacline Mouraud). Oui, «Nous sommes en guerre», nous dit Arnaud-Aaron Upinsky, comme l’a révélé le Président Mitterrand. C’est une guerre d’aveuglement, une question de démocratie comme vient de le révéler Nicolas Hulot aux Français ! C’est un véritable défi à l’intelligence politique que les gilets Jaunes doivent maintenant relever.

Après l’irruption triomphale des «Gilets jaunes en marche» dans l’histoire de France, au seuil de l’Acte II de leur offensive, les voici sommés de se fixer une stratégie : un but, un plan, une méthode, comme les y invite le Maréchal Foch.

Dès l’élection d’Emmanuel Macron, le livre prémonitoire de « Macron le Président Ventriloque » a révélé la clef de la mystification dont les Français sont les dupes : la magie illusionniste d’un langage Ventriloque qui parle à leur place, pour les déposséder de leur souveraineté et pour mieux les ruiner !

Sa grille de lecture décrypte les trois verrous d’aveuglement, expliquant la colère des Gilets jaunes, et à faire sauter en trois temps:

1) Acte I : Le secret d’illusionnisme de la victoire d’Emmanuel Macron ;
2) Acte II : Le« plafond de verre » interdisant au Peuple français de se faire entendre et d’avoir leur propre gouvernement, non dominé par les lobbies ;
3 ) Acte III : Le« Mal français « faisant que jamais les Français n’ont droit à avoir une tête politique qui ne soit montée à l’envers du Corps de la Nation.

La Révolution de la Vérité politique est en marche. En brisant le« plafond de verre » qui empêchait la véritable élite de la France – dont les Gilets jaunes sont l’avant-garde visible – de se faire entendre, cette Révolution des « Invisibles de la République » a engagé l’Etape II !

Dans sa dernière tribune du 27 novembre 2018, Arnaud-Aaron Upinsky propose aux Gilets jaunes sa grille de lecture stratégique, du champs de bataille et de son arme du langage, devant permettre à la Révolution de la Vérité politique, dont ils sont l’expression, de redonner à la France l’authentique tête de Salut Public à laquelle elle aspire pour se retrouver elle-même, comme aboutissement de l’élan donné par les « Gilets jaunes en marche» : juste retour de bâton de ces marcheurs d’opérette que Macron avait levés en 2017, pour donner l’illusion d’une Révolution démocratique, s’étant révélée pur simulacre lorsque Nicolas Hulot démasqua le vrai gouvernement des Lobbies.

Il faut réarmer l’intelligence politique ! L’ordre de marche en trois étapes du » Président Macron Ventriloque », correspondant aux trois temps de la prise de pouvoir par Emmanuel Macron, en appelle les Gilets Jaunes à faire en vrai ce qu’Emmanuel Macron avait promis et a fait en faux ! Telle est la leçon de l’émergence des » Gilets jaunes en Marche », se faisant les véritables marcheurs de la Reconquête de la tête de la République » à la française » ! Tel est l’acte II de la transition politique en marche ! Tel est le fil d’Ariane de la Victoire !

Source : les 4 vérités

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LES BÛCHERS EXPIATOIRES DES PRIVILÈGES

Gilets jaunes: pour une nouvelle « nuit du 4 août »

L’abolition des privilèges des nouveaux aristocrates

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Statut brisée de Marianne à l’intérieur de l’Arc-de-Triomphe, décembre 2018. SIPA. AP22277302_000001

La comparaison avec la Révolution n’est pas totalement usurpée. Ce que veulent les gilets jaunes, c’est l’abolition des privilèges des nouveaux aristocrates, la fin d’une inégalité de fait, le droit d’y croire comme les autres.

Ce que veulent les gilets jaunes, à côté de toutes leurs revendications pour une vie plus décente, c’est une nouvelle « nuit du 4 août », cette fameuse nuit de 1789 où la noblesse et le clergé abandonnèrent leurs privilèges, hérités de la France féodale et monarchique.

Dans la France d’aujourd’hui, ces privilèges sont multiples : poudres, toilettes et fêtes des monarques et de leur Cour, salaires exorbitants des patrons du CAC 40 et parachutes dorés, placards confortables de la République, fonctions et prébendes accordés par la faveur des princes, privilèges des corps constitués de la politique, de la haute administration et de l’université.

Les nouveaux aristocrates

La Révolution de 1789 forgea le passage de la civilisation féodale à l’ère démocratique ; aujourd’hui, c’est une nouvelle démocratie que les gilets jaunes réclament, l’abolition des privilèges représentant la première étape de ce changement majeur. Le peuple des gilets jaunes sent confusément que le régime actuel corrompu et repu ne nous protègera pas des orages totalitaires qui s’annoncent à l’horizon. Ils ne parlent pas d’islamisme en public mais ils y pensent et en parlent en privé. Ce pouvoir qui se donne à l’encan, aux technocrates de Bruxelles, à l’Allemagne de Merkel, aux émirs du pétrole, ils n’en veulent donc plus.

A lire aussi: Gilets jaunes: il n’y a pas que les politiques qui doivent ouvrir les yeux…

Les gilets jaunes veulent de la reconnaissance, certes. Ils disent vouloir être écoutés dans leurs souffrances, mais surtout affirment avec force que la vraie reconnaissance consisterait à ce qu’il y ait davantage d’égalité et de justice, signifiés justement par l’abandon volontaire des privilèges. Il ne s’agit pas d’une utopie révolutionnaire d’extrême gauche mais d’une simple reconnaissance par plus d’égalité. Leurs souffrances, concrètes et immédiates, les gilets jaunes en parlent et réclament l’amélioration de leur vie quotidienne, mais ils souffrent aussi, comme leurs ancêtres de 1789, de la comparaison de leur sort avec ce nouveau Versailles bourgeois, de ces princes et princesses des temps modernes qui dilapident l’argent public dans des fêtes ou des retraites dorées.

Les nouveaux pauvres face à l’indifférence de Macron

Macron, cet égoïste narcissique, n’a pas vu venir cette « grogne » et, au contraire, il a joué avec les symboles de la fonction présidentielle, comme à cette fameuse fête de la musique et comme ces accolades pulsionnelles à Saint-Martin. Il s’est montré indigne de la fonction présidentielle et son image de petit prince choyé est désormais rebutante pour une population en voie d’appauvrissement et en chute sociale.

A lire aussi: Les gilets jaunes, une révolution anti-Macron

Comme aux Etats-Unis, au moment de l’élection de Donald Trump, c’est le peuple blanc qui s’est révolté, blanc non pas par la race mais par une des couleurs du drapeau national, par cette partie de la société laissée pour compte pendant de longues années : traités de beaufs et de racistes trop souvent, ces nouveaux pauvres ont entraîné avec eux une majorité de Français qui veulent survivre dans le chaos du monde, dans cette mondialisation trop malheureuse pour bon nombre d’entre eux.

La fraternité au service de l’égalité

Pour le moment, les banlieues, ces fameux « quartiers populaires » de la gauche, se taisent et restent à l’écart, avec une sorte de prudence. Ils sentent qu’ils pourraient être les autres victimes de la colère populaire, de cette colère qui va peut-être s’exprimer dans les urnes. Est-ce que ce sera un bien ou un mal ? L’avenir est imprévisible. De toute façon, ce qui est dit aujourd’hui, c’est la nécessité de la création d’une nouvelle vie démocratique, où le peuple a la parole sur ce qu’il sait de sa vie, et où il est écouté, entendu, respecté pour son intelligence et son savoir.

Les grands équilibres financiers doivent peut-être être préservés, mais c’est une nouvelle ère qui doit commencer, celle de la parole et de la décision démocratique.

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Enfin, ce mouvement existe aussi parce qu’il donne de la chaleur par la rencontre avec les autres et la sortie de la solitude dépressive. Un peuple a besoin de s’unir pour être fort. Avec une autre partie de ce peuple qui vit dans les grandes métropoles et leurs banlieues, il faudra d’abord rétablir la sécurité par tous les moyens nécessaires et également retrouver la confiance par la rencontre. Puisse ce peuple de France être entendu dans ses aspirations et non pas menacé, manipulé, obligé finalement de rentrer dans le rang et l’ordre des privilégiés de la fortune et du savoir.

Source : Causeur.fr  Charles Rojzman  – 3 décembre 2018

Note de Citoyen indigné : L’ouverture de ce blog en Mars 2013 m’a progressivement fait découvrir, et prendre conscience, des exactions de la caste politique, de cette association de malfaisants, de cette oligarchie politique qui a détourné le système à son profit. Tous ceux qui dénoncent les abus, journalistes professionnels ou autres auteurs de livres, bloggeurs, n’ont qu’une audience relative, car tout est manipulé pour cacher, camoufler la réalité. Et, faire croire au peuple qu’il s’agit de dangereux séditieux, alors qu’ils ne sont que des lanceurs d’alerte pour reprendre le terme actuel.

montesquieu

piege

Alors qu’ils nous ouvrent les yeux sur les détournements de toutes sortes, et d’abord ceux de nos institutions qui permettent aux voleurs de pouvoir de se livrer en toutes impunités aux mensonges, aux manipulations et autres diverses forfaitures. Je ne reviendrai pas en détail sur ces points. Tout est dans ce blog et dans bien d’autres. Il suffit de lire, de réfléchir, de regarder ce qui se passe, la réalité de ce qui se passe. Et, ENFIN, ENFIN, le peuple prend conscience de cette réalité. Bravo, allez jusqu’au bout, ne vous laissez plus manipuler, soyez certains de votre bon droit. Et faisons ce qui est à faire.

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