LES PILLARDS DE LA RÉPUBLIQUE POURSUIVENT LEURS RAZZIAS…

Privatiser les barrages est une folie à très, très hauts risques !!

BARRAGE.JPG

La privatisation des barrages hydroélectriques en France envisagée par le gouvernement français, demandé par l’Union Européenne, est potentiellement une folie à très, très hauts risques, dont peu perçoivent le danger très important que cela pourrait faire peser sur la population française.

Même la très « fascisante » chaîne France Culture de Radio France en parle… c’est dire. Niveau complotisme nous sommes sur du lourd. Du très lourd!!

Revue rapide des risques qui sont totalement occultés, dans un débat qui n’a pas lieu!

1/ Les risques de rupture de barrages. C’est rare, mais cela arrive. Comment l’opérateur privé sera assuré? Comment les victimes seraient indemnisées? Mais encore, avant même de parler des morts, si nous parlions de la sécurité? Ne sera-t-elle pas sacrifiée au profit des profits? Il est évident que le cadre contractuel ne peut pas être « amateur »… a minima, quand on privatise ce genre de chose, les règles imposées, et les systèmes de contrôle doivent être à la hauteur. Quand on ne débat pas, et qu’il n’y a pas de transparence, on peut redouter que le pire devienne possible.

Mais… ce n’est pas tout.

2/ Les barrages…. utilisent de l’eau pour produire de l’électricité…. jusque là aucun scoop! Sauf, que, l’hiver on retient l’eau, pour faire des lâchers de barrages l’été et alimenter les fleuves en eau. On régule le débit. Basiquement et pour simplifier, le prix du kilowatt heure sur le marché est nettement plus haut l’hiver quand tout le monde a froid que l’été… En tant qu’opérateur privé j’ai évidemment intérêt à produire au maximum pendant les mois où c’est le plus rentable… et tant pis si les poissons meurent l’été le kilowatt vaut moins cher… résultat prévisible? Une mauvaise gestion des ressources en eau car contraire aux intérêts de production de l’opérateur privé.

Mais… ce n’est pas tout.

3/ Si ce n’était qu’un problème de sous et de petits poissons (mais c’est important les petits poissons aussi), mais il ne faut pas oublier que le long de nos fleuves, il y a nos centrales nucléaires qui ont besoin d’eau, de beaucoup d’eau pour refroidir les cœurs de réacteurs, et qu’ils ne nous explosent pas tous à la figure et refroidissant ainsi au passage l’ensemble de la population française. Une mauvaise gestion de l’eau de nos barrages, cela peut aussi, dans un cas extrême faire… péter les centrales nucléaires! Là encore, un débat public, a minima s’impose, avec contrôle de la représentation nationale et mise en place de garde-fou très précis pour se prémunir de ces risques.

Mais… ce n’est pas tout.

4/ Justement, les centrales nucléaires. Je ne vais pas trop rentrer dans les détails pour des raisons évidentes de sécurité, mais disons que pour alimenter les centrales nucléaires il faut aussi de l’énergie pour refroidir les cœurs… sinon, c’est Fukushima, ce qui est toujours un tantinet gênant de devoir s’occuper de 6 réacteurs nucléaires en fusion. Les Japonais, qui sont forts sympathiques, envoient leur prisonniers ainsi que les enfants « abandonnés » faire le ménage et servir de « liquidateurs ». Au Japon, prisonniers comme enfants abandonnés (devenus adultes) n’ont pas franchement les mêmes droits dans la société. Je me demande encore qui sera volontaire d’office en France pour aller se faire griller dans un réacteur en fusion…

Bref, en cas de problème, il y a les groupes électrogènes diesel de secours, qui peuvent ne pas fonctionner comme nous l’avons vu à Fukushima. Depuis, EDF a créé une task-force de déploiement rapide avec capacité à projeter des générateurs de secours de secours… tout cela ne vaut que dans la théorie, les situations réelles, relevant généralement de l’article 22, bien connu de tous les ouvriers et des gens d’en bas à savoir « démerdez-vous »!

Disons, qu’au bout du bout, dans la chaîne de survie de notre système électrique, les barrages hydroélectriques sont un peu l’ultime rempart, « l’ultima ratio », le dernier recours quand tout a largement merdé, ce qui n’est qu’une question de temps, car tout finit toujours généralement par merder. C’est la célèbre loi de Murphy… « Tout ce qui est susceptible de mal tourner tournera mal ». Les barrages servent d’alimentation de secours et peuvent permettre un redémarrage du système. C’est un peu l’équivalent de la clef USB qui va vous permettre de rebouter votre PC qui vient de vous faire une « fatal error »… D’autre part il faut également pouvoir renvoyer de la tension sur les réseaux.

BARR

Bref, quelques-uns parmi notre petite communauté de lecteurs, anciens d’EDF ou de la sécurité nucléaire, ne sont pas très chaud face à cette privatisation des barrages et pas parce qu’ils sont des communistes primaires… pas plus qu’ils ne font partie de l’ultra-drôate… mais parce qu’ils connaissent bien les manuels, les problèmes de sécurité et la criticité autour de ces sujets.

Au delà donc, du simple aspect prix, il y a d’évidentes questions que nous devons collectivement nous poser sur cette « idée » assez ahurissante de la privatisation de nos barrages, dont il est tout de même plus que normal d’interroger la pertinence!

Les aspects sécuritaires doivent tenir une place clef dans le choix et les décisions de nos dirigeants.

C’est encore une fois, à la représentation nationale, à nos députés, et à nos sénateurs de se poser les bonnes questions, de prévoir les bons contrôles, et pourquoi pas même de s’opposer à une telle privatisation dont il n’est pas déraisonnable d’évoquer l’idée qu’elle pourrait être en totale opposition avec nos intérêts stratégiques.

Il s’agit-là de vraies questions.

Il s’agit-là de vrais sujets.

Nul doute que l’on nous expliquera qu’il n’y a pas de danger, que ceux qui disent que c’est potentiellement explosif font des « fake news », fin du sujet, fin de l’histoire, ne répondons pas aux questions qui fâchent! Ha si, on vous dira doctement que ce n’est rien, on ne va privatiser que 150 barrages (les plus gros et les rentables pour les copains du privé) sur 2500 (les plus petits et les plus onéreux pour les vilains gilets jaunes sans-dents qui ne sont rien et qui paieront la note) et que donc encore fois, « fake news », « complotisme » machin toussa en terminant par un classique la « complosphère » « fasciste » d’estrême droate des « zeureslesplussombres »…. soit!

Mais cela n’empêchera pas les centrales nucléaires de péter s’il n’y a pas assez d’eau pour les refroidir, ou encore les fleuves de s’assécher l’été si on lâche trop d’eau l’hiver pour faire plus bénéfices quand le prix de kilowatt heure est élevé.

Il en va de la sécurité de notre pays et de notre alimentation énergétique, des intérêts très largement supérieurs, aux bénéfices de quelques petits copains!

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite.

Publicités
Publié dans ACTUALITE, DESINFORMATION ORDINAIRE, EDF, ENERGIES, ENVIRONNEMENT, LES PILLARDS DE LA RÉPUBLIQUE POURSUIVENT LEURS RAZZIAS | Tagué | Laisser un commentaire

COMMENT ILS NOUS ONT FICELÉS…

Attali fait de graves révélations sur l’avenir de la France !! Et le pire c’est qu’il ne se trompe que rarement !!

 Avec le sourire de celui qui va faire une bonne affaire

Petite compilation « attalienne » pour comprendre, en deux temps trois mouvements, comment la mise en esclavage totale des peuples par le marché est non seulement planifiée, mais aussi annoncée au grand jour par les prophètes du mondialisme :

Source Blogmédia « tu sais quoi »

 

Publié dans ACTUALITE, ANALYSE, DEMOCRATIE, ETAT | Tagué , | 3 commentaires

VOUS AVEZ DIT « COMPLICES »

Le Président de la France a encore frappé fort en traitant tous les manifestants gilets jaunes, de complices de la violence. Je dis le président de la France parce que ce n’est pas le mien…

Quand  il emploie le terme de complice, il sait de quoi il parle, lui, qui couvre depuis plusieurs mois les turpitudes et les ignominies de son, de son quoi d’ailleurs, le saura t’on vraiment un jour… Du triste sire Benalla, dont tous les jours, nous apprenons les nouveaux manquements.

benalla.png

Peut être un jour connaîtrons nous la vérité….Peut être.

Quand il emploie le terme de complice, il sait de quoi il parle, lui, qui couvre les manipulations de ce dévoyé de Ministre de l’intérieur qui manipule les chiffres et les opinions…

plan

Lui, qui nous ment depuis qu’il est sur la scène publique, campagne, etc.… Je ne sais pas si les gens qui pouvaient y prétendre ont reçu leurs 100 €, mais regardez le prix des carburants est revenu au niveau de Novembre, alors que Macron avait annoncé la mise en place d’un dispositif tampon permettant d’absorber les fluctuations de cours du baril ???

Lui, qui fait campagne depuis, maintenant plusieurs semaines sous couvert d’un pseudo grand débat national. Quelle duplicité, quelle tartuferie, quelle fausseté envers le peuple. C’est une honte une ignominie.

Publié dans ACTUALITE, COMMUNICATION POLITIQUE, ETAT, LIBERTÉ INDIVIDUELLE, PRESIDENT, TRANSPARENCE | Tagué , , , , | Laisser un commentaire

LA DICTATURE EN GESTATION INSTALLE DOUCEMENT LES BARBELÉS DE LA PENSÉE…#LIBERTE-EXPRESSION

Chère lectrice, cher lecteur,

barbelés

Vendredi, je vous disais que je trouvais presque étonnant que la France ait échappé à la dictature.

Certains lecteurs m’ont fait savoir que « nous étions déjà en dictature ».

Evidemment, c’est une affaire de degrés… et heureusement, nous sommes encore loin de la Corée du Nord ou du Venezuela.
Il faut cependant avouer que nous n’allons pas exactement dans la bonne direction.

Jusqu’où ira la censure ?

Rien que ces derniers jours, nous avons tout de même assisté aux événements suivants :

  • Des consignes du gouvernement au parquet pour un traitement spécifique contre les Gilets Jaunes [1] … ce qui va à l’encontre de la séparation des pouvoirs.
  • L’utilisation d’un matériel inhabituel pour calmer violemment les manifestants : les LBD. [2]
  • Une perquisition incroyable de l’Etat auprès de Mediapart… commanditée par le gouvernement. Ce qui est, de nouveau, en opposition avec le principe de la séparation des pouvoirs. [3]
  • Et une tentative pathétique de supprimer d’internet un montage de Macron en Pinochet. [4]

Ce n’est pas encore la dictature mais…

… ça commence à y ressembler.
Face à l’augmentation de la grogne populaire, le gouvernement panique et cherche des boucs émissaires.

La cible privilégiée est internet.
Car la parole y est libre, indépendante et variée. Evidemment, dans certains cas, ça alimente le débat.
Internet à l’avantage d’offrir une liberté de parole que la télévision et la radio ne peuvent que rarement se permettre.
C’est pour cela que Macron a récemment rencontré Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook.
C’est pour cela qu’une loi « contre la haine » est en préparation.

Il faut absolument museler internet car c’est le foyer de pensées inacceptables !
Et ces pensées suscitent le chaos…
… et le chaos amène le changement …

…. et ils ne veulent pas changer !

Je continuerai quand même

Je ne sais pas combien de temps se sera écoulé jusqu’à ce que les géants d’internet se mettent au pas des gouvernements.
J’espère que nous ne nous dirigeons pas vers une société de la surveillance comme la Chine est en train de la préparer.
Sachez que ça ne m’arrêtera pas.
Et que je continuerai à donner mon opinion sur ce qui se passe.
Au pire des cas, je passerai par le cryptage pour vous délivrer des messages.

J’espère ne pas avoir à en arriver là.

Si je suis bien incapable d’empêcher un glissement autoritaire de s’installer en France, je compte bien me préserver de ses conséquences.

Et j’espère bien vous aider au passage.
En attendant, ne vous laissez pas intimider.
Pensez par vous-même, développez votre esprit critique, débattez et soyez un citoyen libre !

pino
Avec mes salutations,

Source : le vaillant Petit Economiste/Frédéric Duval

Note de Citoyen Indigné : Depuis 5 ans maintenant, ce blog dénonce aux travers des articles, des livres de journalistes consciencieux, intègres, de quelques réflexions toutes personnelles, les dérives de cette caste politique qui est censée diriger la France, mais qui détourne à son  seul profit les lois, les moyens, l’argent … à tel point que même le peuple maintenant s’en rend compte… Et qu’il se révolte, ce qui se passe ne m’étonne absolument pas, je l’attendais….

[2] http://www.rfi.fr/europe/20190201-france-exception-europe-lbd-balles-defense

[3] https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/02/06/la-perquisition-avortee-de-mediapart-a-ete-declenchee-par-des-informations-transmises-par-matignon_5420068_3224.html

[4] https://fr.sputniknews.com/societe/201901311039852217-effet-streisand-photomontage-macron/

[5] https://www.rtl.fr/actu/politique/avec-macron-zuckerberg-ne-savait-pas-trop-a-quelle-sauce-il-allait-etre-manger-7793349668

Publié dans ACTUALITE, LES PILLARDS DE LA RÉPUBLIQUE POURSUIVENT LEURS RAZZIAS, LIBERTÉ EXPRESSION, OLIGARCHIE, PRESIDENT, SOCIETE | Tagué , , | Laisser un commentaire

CASTAN’ AIR : LA NOUVELLE COMPAGNIE AÉRIENNE QUI NE VOIT PAS LES ÉVÉNEMENTS QU’ELLE SURVOLE

casta

« Moi, je ne connais aucun policier, aucun gendarme qui ait attaqué des gilets jaunes », répond Christophe Castaner à un journaliste qui l’interroge sur les violences policières. Le pompier volontaire ne connaissait pas, non plus, le policier de la BAC qui lui a tiré dans la tête alors qu’il s’enfuyait. Les présentations n’avaient pas été faites. Dès qu’il sera sorti du coma, il ne manquera pas d’aller rendre une visite de courtoisie à ce représentant des forces de l’ordre. Entre la poire et le fromage, il pourra lui demander s’il a agi sous le coup d’une pulsion personnelle ou suite à une consigne émanant de sa hiérarchie. D’autres manifestants blessés, attaqués sans raison, attendent la réponse avec impatience.

« Par contre, je connais des gendarmes qui utilisent des moyens de défense », enchaîne le ministre. « Nous n’avons pas les mêmes fréquentations », pense le pompier sur son lit d’hôpital. Quel manque de chance ! Tomber sur un policier inconnu de Castaner… Ah, c’est la poisse !

Somme toute, la situation s’éclaire. Les policiers visent les jambes et ce sont les manifestants qui se baissent de manière à recevoir les projectiles dans la tête. « Quand les forces de l’ordre sont effectivement acculées, elles utilisent des moyens », ajoute-t-il. Sur les vidéos, il faut voir ces policiers acculés par des gilets jaunes qui ne bronchent pas… mais qui n’en pensent pas moins ! À leur mine, on voit bien qu’ils sont en train de cogiter une attaque de grande envergure. Que le sang du CRS va couler à flots… La riposte est donc immédiate. Feu à volonté ! Dieu merci, le ministère a formé le personnel au décodage de l’intention du gilet jaune. Mains sur les hanches : menace d’agression virulente. Debout, immobile : revolver caché sous le gilet. Assis par terre : la guerre civile est déclarée.

Castaner prend son marteau et enfonce le clou : « Je n’ai jamais vu un policier ou un gendarme attaquer un manifestant ou un journaliste. » » Il n’en voit pas, il n’en connaît pas. D’où l’expression « Ni vu, ni connu ». « À l’inverse, j’ai vu des manifestants attaquer systématiquement nos forces de sécurité et attaquer aussi des journalistes. » L’hypothèse selon laquelle le ministre a visionné des vidéos de la manif d’extrême gauche du 1er mai où les Black Blocs avaient tout saccagé vers la gare d’Austerlitz n’est pas à écarter. Dans ce cas, il est évident que personne n’a vu ni connu un policier qui ait tiré au Flash-Ball® dans la tête de l’un des casseurs.

Quel souillon, au ministère de l’Intérieur, sème la zizanie dans l’archivage des vidéos ? Les images étaient-elles en noir et blanc, auquel cas il s’agirait de documents datant de 1968… Y a-t-il un téméraire au sommet de l’État pour régler l’horloge interne de Castaner sur le bon fuseau horaire ?

Le jeu du gars qui se plaint de violences qu’il a lui même provoquées était bien essayé. Mais raté. Les gilets jaunes sont toujours aussi populaires. Grâce aux réseaux sociaux, à l’info alternative, le public a pu voir des tirs de grenades lacrymogènes et de Flash-Ball® sur des manifestants passifs ou non menaçants. Les photos de blessés pullulent sur Internet. Castan Air : la nouvelle compagnie aérienne qui survole l’événement sans voir ni connaître ce qui s’y passe. Débarquement immédiat !

Source : Bd Voltaire

Publié dans ACTUALITE, DESINFORMATION ORDINAIRE, OLIGARCHIE | Tagué , , | Laisser un commentaire

GRAND DÉBAT : LE PRINCE, IL PARLE PAS A TOI !

prince.JPG

En 2012, quand l’émission « Quotidien » de Yann Barthès n’avait pas encore supplanté « Les Guignols de l’info » à l’heure de l’apéritif, un de leurs sketchs faisait fureur.

C’était une grande époque de « mercato » footballistique et de rachat des joueurs à prix d’or par l’émir du Qatar.

Toute personne interrogeant la marionnette du richissime Qatari sur les joueurs rachetés n’obtenait de réponse que par l’intermédiaire de son interprète et, interloquée, finissait par demander « Il ne parle pas français, le prince ? » « Si, mais le prince, il parle pas à toi », répondait tout aussi invariablement l’interprète.

C’est ce, à quoi fait penser le grand débat.

Le peuple demande, depuis deux mois, à notre prince à nous qu’il change la Constitution afin de lui redonner la parole.

Il parle français, le Président. Très bien, même. Mais « il parle pas à toi », gilet jaune, pauvre infirmière qui gagne en un mois ce qu’il doit claquer en un dîner, pauvre chauffeur routier qui carbure au diesel et à la bière, pauvre prof sous-payé que les délinquants menacent avec un couteau pour une heure de colle. Ni à toi, pauvre vieille, qui commences à coûter un pognon de dingue avec toutes tes pathologies. Ni à toi, jeune homme plein de fougue, qui n’acceptes pas ce monde sans Dieu, sans foi ni loi, où on a la bouche pleine des valeurs de la République mais les oreilles bouchées aux cris de douleur des manifestants qu’on mutile.

En bras de chemise, dans l’atmosphère surchauffée d’une salle bondée, il parle pourtant abondamment. Il répond même à tes questions, gilet jaune. Sur la démocratie directe, par exemple. « Elle est dangereuse », dit-il. Et, du coup, tu comprends que tu n’auras pas ton RIC.

Il le dit aux maires. Mais il le dit pas à toi. Car « il ne parle pas à toi ».

Aurait-il peur de voir, parmi la foule des gilets jaunes, les proches de ce pompier dans le coma qu’un policier a tiré comme un lapin ? Ou cette très jeune fille au beau visage désormais défiguré, un œil fermé, explosé par un tir de Flash-Ball® au visage, et qui pourtant veut continuer la lutte ?

Sans doute, car il sait qu’il n’oserait pas lui dire qu’en plus de tout ce que tu as subi, tu n’auras pas ton rêve citoyen d’initiative populaire. Tu devras te contenter de la non-taxation supplémentaire de l’essence et des miettes ajoutées au SMIC. Ta grand-mère ne verra pas cette simple justice d’une retraite indexée sur l’inflation. Et ton père restera au chômage, car l’industrie florissante où il travaillait polluait, et que mon rôle à moi, inscrit dans l’Histoire, est de sauver la planète.

La nuit tombe, et il parle encore et encore, depuis des heures, à des élus locaux, bien sages, comme hypnotisés. Il a chaud, le prince. Et toi, sur ton rond-point, tu as froid et peut-être mal, s’ils t’ont frappé, les Robocops. Tandis que lui, il les a pour lui, autour de lui, comme une armée qui l’isole du peuple de France.

Alors, quand enfin il te parlera, dans trois mois, pour te prier de voter aux élections européennes pour le candidat de son parti, dans un an pour te demander de choisir un de ces maires si gentils qui ont participé au grand débat, ou encore dans trois ans pour que tu le reconduises pour cinq ans dans ce confortable palais de l’Élysée fraîchement rénové à son goût, ce sera à ton tour d’être sourd.

Peut-être même que tu lui préféreras la blonde. Celle qu’il a ridiculisée à l’oral – car il parle si bien – mais qui, elle, te parle, à toi.

Auteur : Catherine Rouvier Bd Voltaire

Publié dans ACTUALITE, OLIGARCHIE, OLIGARCHIE, PRESIDENT | Tagué , | Laisser un commentaire

L’INCROYABLE LETTRE AUX FRANÇAIS DE NARCISSE 1er

La lettre ouverte aux Français d’Emmanuel Macron peut nous apprendre beaucoup sur l’état d’esprit de son auteur lorsqu’on l’analyse.

 LETTRE.jpg

Non seulement le pays encaisse de plein fouet les conséquences du recul de sa compétitivité, mais il subit une révolte grandissante de la rue, révolte d’autant plus révélatrice des problèmes qu’elle n’est pas orchestrée par les syndicats qui, comme chacun sait, défendent principalement les statuts protégés. Là, ce sont des Français comme tout le monde qui expriment leur mécontentement, c’est du lourd.

Cette révolte puise ses sources dans les difficultés grandissantes de nombreux citoyens qui sont soit au chômage, soit en voie de paupérisation. Mais à cela s’ajoute un puissant rejet du gouvernement actuel et en particulier de son plus haut représentant en la personne d’Emmanuel Macron. Les raisons de ce rejet épidermique ne manquent d’ailleurs pas, du fait de ce qui a été ressenti :

  • mensonges à répétition pour justifier les hausses d’impôts et de taxes sur l’essence ainsi que la limitation de vitesse ;
  • son mépris des craintes vis-à-vis de l’immigration ;
  • ses insultes régulières contre le « petit » peuple ;
  • son absence d’exemplarité, que ce soit pour le respect de la morale ou de la discipline budgétaire.

Avec de telles charges, et compte tenu de l’ampleur des mouvements de révolte qui traversent le pays, une réaction rapide et profonde du président paraissait inévitable.

La lettre ouverte aux Français qu’il vient d’écrire représente donc un évènement significatif dont la lecture froide et analytique peut nous apprendre beaucoup sur l’état d’esprit de son auteur. Dont acte.

CHASSEZ LE NATUREL, IL REVIENT AU GALOP LIGNE 34

Les trente premières lignes de la lettre sont une ode à la France et à ce qui fait sa spécificité, jamais entendue de la part de Macron. Défendre notre culture, nos attitudes et nos susceptibilités franchouillardes n’était pas dans ses habitudes. On comprend qu’il s’agit non pas d’une excuse, mais d’une tentative de calmer le jeu. Après tout, pourquoi pas… Ne serait-ce pas plutôt de bon augure ?

Hélas, à la trente-quatrième ligne, le naturel revient en force et laisse entrevoir une nouvelle critique de Macron à l’égard des Français. Comme s’il n’avait pas la moindre expérience du management et en particulier de la résolution de conflits en particulier, le président continue d’accuser le peuple de tous les maux. La violence d’abord, vis-à-vis des élites :

« Je n’accepte pas la pression et l’insulte, par exemple sur les élus du peuple »

C’est tout simplement renversant car il s’agit bien du peuple qui s’est senti insulté, méprisé et snobé le premier, et ce depuis près de deux ans. Sans oublier les violences physiques de Benalla, recruté puis caché et maintenu en service malgré la divulgation des irrégularités qui l’entourent. Ou l’étonnant déploiement de forces de police contre les Gilets jaunes, avec les accidents que l’on sait.

Les suspicions ensuite :

« Je n’accepte pas la mise en accusation générale, par exemple des médias, des journalistes, des institutions et des fonctionnaires ».

Là aussi, cette critique semble surréaliste de la part de quelqu’un qui a voulu très vite choisir les médias devant couvrir ses déplacements, qui a évité toute diminution du train de vie de l’État et qui a tenté à plusieurs reprises d’étouffer des affaires concernant des membres de son gouvernement. Comment Macron ose-t-il se plaindre des conséquences de son propre comportement ?

UN SIMULACRE DE RENCONTRE AVEC LE PEUPLE, LIGNE 40

Ensuite, ligne quarante, le Président propose un grand débat national. Bien que tardive, l’idée n’est pas mauvaise en soi. Cependant, la formulation utilisée suscite aussitôt quelques doutes :

« C’est pourquoi j’ai proposé et je lance aujourd’hui un grand débat national qui se déroulera jusqu’au 15 mars prochain ».

Au milieu d’une telle chienlit sociale et revendicatrice, il eût été sans doute plus fin de la part du président de prendre un profil bas et d’utiliser le ton de la modestie. Or, il abuse du Je, ce qui sonne un peu comme un coup de clairon mâtiné de narcissisme. En effet, malgré la situation pré révolutionnaire, face à une partie grandissante de la population qui souhaite sa tête, Macron ne peut s’empêcher dans sa lettre de rappeler qu’il est le chef !

D’ailleurs, de la ligne quarante à cinquante, on apprend que

« nous allons désormais entrer dans une phase plus ample et vous pourrez participer à des débats près de chez vous ou vous exprimer sur internet pour faire valoir vos propositions et vos idées ».

En un mot, l’État ne semble pas regretter quoi que ce soit dans la façon dont il a gouverné le peuple. Mais pour calmer les Gilets jaunes qui font du raffut dans la rue, une espèce de défouloir leur est donné en pâture via les mairies et internet, sous son haut patronage. Une sorte de faire-valoir, ainsi que le terme maladroitement utilisé le laisse supposer…

Mais au fait, pourquoi un débat organisé de la sorte, sans garantie de savoir qui a participé, encore moins ce qu’il en est ressorti ? Si le gouvernement avait un tant soit peu les idées claires sur ses erreurs et sur ce qu’il lui faut rectifier, pourquoi n’a t-il pas lancé un grand référendum avec des questions précises et un mode de dépouillement démocratique et public garanti ? Au vu de la gravité de la crise actuelle, comment le gouvernement s’est-il d’ailleurs débrouillé pour ne pas s’adresser directement aux Gilets jaunes et négocier avec eux de façon rapide et naturelle ?

Ce dispositif aussi tardif qu’administratif laisse indéniablement l’impression d’une étrange incohérence. À moins bien sûr qu’il ait été échafaudé dans le seul but de gagner du temps et de créer de la distance avec un peuple que le président ne veut surtout pas croiser…

UNE CONSULTATION EN TROMPE L’OEIL, LIGNE 60

 À partir de la ligne soixante, le président reparle de lui et tente de défendre sa position :

« Je n’ai pas oublié que j’ai été élu sur un projet, sur de grandes orientations auxquelles je demeure fidèle ».

Cette formulation constitue une nouvelle liberté prise avec les faits car, souvenons-nous de la campagne présidentielle : Macron s’était montré volontairement évasif sur son projet, se permettant même un incroyable pied de nez à la démocratie en affirmant que le programme n’avait pas vocation à « être au centre d’une élection présidentielle ». Faut-il comprendre que le programme, c’est l’individu lui-même, ainsi que le supposaient jadis les rois, et plus prosaïquement les dictateurs ?

Ensuite, dans ce même paragraphe, alors que le débat est ouvert, Macron liste les objectifs qu’il considère comme importants pour le pays. Il faut noter que dans cette liste de belles intentions, l’Europe et le dérèglement climatique trônent en bonne place tandis que rien de ce qui touche l’immigration n’est évoqué.

Plus étonnant encore, les causes du chômage et de l’appauvrissement d’une partie de la population semblent balayées d’un revers de main grâce à un passage inquiétant de naïveté :

« Je pense toujours qu’il faut rendre à la France sa prospérité pour qu’elle puisse être généreuse, car l’un va avec l’autre. Je pense toujours que la lutte contre le chômage doit être notre grande priorité, et que l’emploi se crée avant tout dans les entreprises, qu’il faut donc leur donner les moyens de se développer ».

Cette phrase constitue sans doute le signe le plus désespérant de la lettre aux Français. Pourquoi ? Parce qu’il laisse supposer que chômage et paupérisation sont des problèmes comme les autres, et qu’il faut continuer à les traiter comme ils l’ont été jusqu’à présent, c’est-à-dire par du keynésianisme.

Or, de plus en plus de Français le savent, et les économistes le clament depuis une trentaine d’années maintenant : pour diminuer le chômage et pour retrouver notre relative prospérité d’antan, seul un changement radical de paradigme peut nous sortir de l’impasse. Qu’on le veuille ou non, ce paradigme s’appelle libéralisme : réduire la taille et le train de vie de l’État est en effet la condition sine qua non pour redonner la liberté d’entreprendre et de s’enrichir, le goût du risque et la possibilité de se refaite, de licencier puis de recruter…

Hélas, force est de constater que la formulation utilisée par Macron enlève tout espoir du côté des réformes de notre modèle social. Comme tout socialiste, il préfère le chômage de masse administré et compensé par des artifices cosmétiques financés par l’impôt, plutôt qu’une remise en question de notre modèle social en faillite pour cause d’obésité de l’État.

L’ÉTAT, TOUJOURS L’ÉTAT…

Il en est de même pour l’incroyable désindustrialisation du pays, fait pourtant avéré et gravissime (division par 2 de nos parts de marché mondiales en 20 ans) qui suscite tout juste un mot dans la lettre, un mot malheureux du reste :

« Je pense toujours que nous devons rebâtir une souveraineté industrielle »

car visiblement, Macron confond compétitivité industrielle et souveraineté industrielle. Ce glissement sémantique est lourd de sens : Macron, un ancien banquier habitué des cessions/acquisitions, exprime là un réflexe étatique de capitaliste d’État. La suite de la phrase n’est pas pour nous rassurer :

« Pour cela investir dans les savoirs et la recherche ».

On se croirait revenus à l’époque du socialiste Jacques Chirac qui voulait relancer l’industrie à partir de grands chantiers décidés, orchestrés et supervisés par l’État !

Et d’ailleurs, pourquoi Macron exprime-t-il ces options dans une lettre censée ouvrir le débat ? N’est-ce pas pour fermer la porte à tout ce qui serait apparenté à du libéralisme ? Sans doute les acteurs économiques sont-ils trop benêts pour se débrouiller seuls ? Laissons faire l’État ?

Justement, quelques lignes plus tard, le naturel étatique ressurgit de nouveau avec une phrase qui délimite parfaitement le périmètre autorisé du débat public :

« C’est pourquoi, avec le Gouvernement, nous avons retenu quatre grands thèmes qui couvrent beaucoup des grands enjeux de la Nation : la fiscalité et les dépenses publiques, l’organisation de l’État et des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté ».

Dans un pays comme le nôtre en proie à un appauvrissement relatif de la population et à une révolte de la rue, cette liste de thèmes choisis au sommet semble inappropriée. Seuls les deux premiers de ces thèmes paraissent justifiés, car la réforme de l’État est devenue urgente et conditionne toutes les autres réformes.

Les deux autres thèmes s’apparentent plutôt à des conjectures idéologiques ou philosophiques. Des conjectures qui reviennent à exiger que des populations qui ont de la peine à joindre les deux bouts se prononcent sur des considérations de luxe totalement superfétatoires. Car la transition écologique ne se fera que si elle est viable économiquement. Ce n’est pas l’affaire de l’État et de ses troubles obsessionnels compulsifs confiscatoires ! Idem pour la démocratie !

Cette lettre est une fausse bonne nouvelle. En faisant mine d’apprécier le pays, puis d’écouter le peuple pour aussitôt le critiquer. Ensuite, en tentant de ravir le débat en énonçant les thèmes à l’intérieur desquels celui-ci sera parfaitement cadenassé, sous le contrôle d’une remontée d’information à la seule main de cet État tout puissant.

Cet État qui, visiblement, n’a ni compris la gravité de la situation actuelle, ni l’envie de changer ses habitudes planistes, encore moins le désir de se rapprocher du peuple.

Source : Contrepoints, Claude Robert.

 

Publié dans ACTUALITE, ANALYSE, OLIGARCHIE, OLIGARCHIE, PRESIDENT | Tagué , , | Laisser un commentaire

LETTRE OUVERTE À UN PRÉSIDENT QUI JOUE AVEC LE FEU

natacha

 La grandeur d’un homme d’État est de prendre la mesure des événements, mais aussi de se garder d’instrumentaliser une idée, en l’occurrence la défense nécessaire du mérite et de l’effort, dans un but politicien.

Monsieur le Président, vous êtes un alchimiste. Vous êtes passé maître dans l’art de changer l’or en plomb. Après neuf semaines d’une crise comme le pays n’en avait pas connue depuis longtemps, vous, Monsieur le Président, devriez être tout entier absorbé par la recherche d’une réponse politique qui rassemblera les Français divisés et permettra de renouer le lien de confiance abîmé, non par ces manifestations, mais par des décennies de confiscation de la démocratie représentative. Eh bien non. Vous préférez piétiner les belles promesses lancées lors de vos vœux, sur les « mots qui ont pu blesser », et jeter un peu plus d’huile sur le feu, histoire de voir si l’on ne pourrait pas provoquer l’explosion finale. Et ce faisant, vous salissez un discours essentiel sur le sens de l’effort et le dépassement de soi, vous avilissez une réflexion sur la beauté des gestes qui anoblissent l’être humain. Monsieur le Président philosophe, vous rabaissez finalement tout à votre mesure, celle d’un politicien.

Ainsi, devant une assemblée de maîtres boulangers, vous évoquez le sens de l’effort. Grande et belle cause. Notre société crève de ne pas valoriser le mérite et le don de soi. Notre société se perd dans le culte de la facilité, de l’immédiateté. Il y avait tant de chose à dire face à des artisans, des hommes qui se lèvent au milieu de la nuit pour nourrir leurs semblables et donner le meilleur d’eux-mêmes. Vous eussiez pu développer cette distinction majeure entre travailler et œuvrer, le premier évoquant la torture quand l’autre nous élève vers l’essentiel. Vous eussiez pu vous lancer dans une critique de notre organisation économique entièrement fondée sur la consommation, c’est-à-dire l’excitation des pulsions et le fantasme de combler par la possession le vide de nos existences. Il eût été possible, par là même, de s’adresser à ces gens que notre société écrase sous les dépenses contraintes, devenues peu à peu indispensables pour ne pas se trouver totalement désocialisé. Il eut été possible de dessiner un autre horizon, de rendre leur dignité à tous ceux qui accomplissent une tâche noble et s’épanouissent dans la précision d’un geste et la perpétuation d’un savoir-faire.

De quels troubles voulez-vous parler ?

Vous avez trouvé plus urgent de déclarer : « Les troubles que notre société traverse sont aussi parfois dus, liés au fait que beaucoup trop de nos concitoyens pensent qu’on peut obtenir sans que cet effort soit apporté, que parfois on a trop souvent oublié qu’à côté des droits de chacun dans la République (…) il y a des devoirs. » Mais de quels troubles voulez-vous parler, Monsieur le Président ? Imaginez-vous une seconde qu’un tel discours puisse apparaître autrement que comme une leçon donnée à ceux qui clament leur détresse depuis le mois de novembre? Et croyez-vous qu’il soit opportun de tenter un appel du pied aux Français fragilisés par plusieurs semaines de manifestations, à ces commerçants et artisans dont certains risquent de déposer le bilan, alors qu’ils payent tout autant votre refus d’apporter des réponses politiques à cette crise ?

Il suffit d’avoir discuté quelques minutes avec certains de ces citoyens qui, dès le 17 novembre, ont crié leur colère sur des ronds-points, pour avoir pu constater qu’un très grand nombre étaient issus de ces artisans, commerçants et petits employés qui se lèvent tôt et ne comptent pas leurs heures. Les premières revendications de ce mouvement étaient de pouvoir vivre décemment de son travail. C’est d’ailleurs ce qui a valu d’emblée à ce mouvement d’être classé par certains commentateurs dans la catégorie des déclinaisons douteuses du courant poujadiste. Nombre des premiers Gilets jaunes étaient des femmes célibataires avec charge d’enfants, ces femmes qui sont les premières victimes des temps partiels contraints et les premières frappées par la misère. Rien à voir avec un quelconque éloge de l’assistanat.

Que sont donc Amazon ou Airbnb, qui ruinent nos commerçants et nos hôteliers ?

Allons plus loin. Depuis votre campagne électorale, vous nous vantez la « start-up nation », la mobilité, l’économie fluide. Rien de plus immobile qu’un boulanger. Rien de plus pérenne que le savoir-faire artisanal. Rien de plus éloigné de votre modèle que ce sens de l’humilité au service des autres. Les start-up sont ces entreprises créées par des jeunes gens qui font parfois des millions sur une simple idée. Celles qui ont réussi et constituent des modèles de votre monde moderne s’appuient sur le travail et les biens produits par d’autres pour faire de l’argent sur la simple mise en relation. Que sont donc Amazon ou Airbnb, qui ruinent nos commerçants et nos hôteliers ? Ne parlons même pas de ces banquiers d’affaires qui gagnent des millions en organisant des transactions entre multinationales.

L’entregent relève-t-il de ce que vous considérez comme le « sens de l’effort » ? Le capitalisme financier dont vous défendez farouchement les mécanismes est le type même d’organisation économique qui se contrefiche du mérite et récompense la capacité à faire de l’argent avec de l’argent, quitte à ruiner les producteurs les plus fragiles. Un genre de cordée sans effort, dont les premiers ne sont pas, loin s’en faut, les plus méritants.

La grandeur d’un homme d’Etat est de se garder d’instrumentaliser une idée

Vous allez encore vous insurger contre des médias malveillants qui monteraient en épingle une « petite phrase ». Mais les mots ont un sens. Et ils sont prononcés dans un contexte. La grandeur d’un homme d’Etat est de prendre la mesure des événements, mais aussi de se garder d’instrumentaliser une idée, en l’occurrence la défense nécessaire du mérite et de l’effort, dans un but politicien. La situation que nous vivons est inflammable. La responsabilité exige de tout faire pour apaiser, pour éviter de dresser les uns contre les autres, car les extrémistes de tous bords sont à l’affut des faiblesses de la République. Forcez donc votre nature et ne leur faites pas ce genre de cadeau.

Source : Par Natacha Polony Directrice de la rédaction Marianne.net

Publié dans ACTUALITE, LETTRES OUVERTES, PRESIDENT, SOCIETE | Tagué , , | Laisser un commentaire

LA GRANDE MASCARADE, LE GRAND BLA BLA NATIONAL, LE GRAND ENFUMAGE 

Un maire présent à Souillac s’indigne de “la mascarade présidentielle”

A peine sorti de la réunion organisée autour du président de la république, ce maire a tenu à exprimer son désaccord avec le déroulement de ces événements hebdomadaires.

Source : La Lettre Patriote

Publié dans ACTUALITE, OLIGARCHIE, PRESIDENT, SOCIETE | Tagué , | 1 commentaire

UN DÉBAT OU UN ATTRAPE-NIGAUDS ?  

débat

La réponse, à l’évidence est dans la question

Aujourd’hui, commence donc la grande escobarderie ! Sa Majesté a convoqué tous les manants à un grand débat tant il partage les impatiences du peuple, tant il a la ferme volonté de transformer leurs colères en solutions. Bien sûr, toutes les questions ne pourront être posées. Seules le pourront celles qui ne contrediront pas les précédents édits du Prince, ne trahiront pas les traditions séculaires du pays, n’iront pas à l’encontre des intentions affichées avant l’élection du monarque. Pourtant au début de sa lettre à ses sujets, n’avait-il pas dit qu’aucune question ne serait interdite ? Cette contradiction soulève un premier doute, suivi d’un second lorsqu’il repousse d’un geste énergique de la main les violences et les insultes : le fossé qui s’est creusé entre le chef de l’Etat et le vrai souverain qu’est le peuple n’est-il pas aussi la conséquence des insultes réitérées du premier envers le second ? Les violences n’ont pas été unilatérales, et l’on peut s’interroger sur le calcul qui a conduit à les provoquer pour en appeler au parti de l’ordre. La légère remontée dans les sondages à droite en montre la pertinence.

Mais le mécanisme du leurre est ailleurs : il consiste, comme tout bon stratège à attirer son adversaire sur son terrain. La lettre d’Emmanuel Macron aux Français commence par appâter par des douceurs sur l’exception française, ce pays plus fraternel, plus égalitaire, plus libre dont il faut être fier. Au-delà de ces sucreries habituelles que l’expérience du réel dément au quotidien, il y a le rappel de la légitimité de l’élu et de son programme, comme si son « projet » n’avait pas été préféré au premier tour, dans des conditions discutables, par seulement 18% des inscrits et 24% des votants. Voilà qui devrait rendre plus modeste… Or, c’est la modestie qui fait défaut dans la stratégie : il s’agit d’amener l’ennemi sur un champ de questions, comme autant de mines, qui le conduiront à répondre de manière à conforter le sournois dans ses intentions premières. Ainsi, par exemple, la demande essentielle du « référendum d’initiative citoyenne » qui aurait pu être le seul objet du débat, la porte d’entrée principale, celle qui aurait conduit à un référendum constitutionnel pour l’instaurer, est-elle remisée tout à la fin, dans la quatrième rubrique « Démocratie et citoyenneté », après la proportionnelle, la limitation du nombre des parlementaires, ces promesses démagogiques formulées d’emblée par le candidat, et après le « tirage au sort ». De même, l’immigration, qui est une question privilégiée par beaucoup de Français, est-elle aussi placée en queue de peloton, avec la laïcité qui ne lui est pas étrangère, mais toutes deux encadrées par des réponses déjà formulées, puisqu’il s’agit de savoir avant tout comment mieux « intégrer » les migrants.

Ainsi donc il y aura quatre thèmes. Plus important que l’immigration, ou que la démocratie directe, la lubie présidentielle de la transition écologique a droit à un chapitre complet. Non seulement on demande aux Français d’apporter des réponses à cette question qui dépasse de loin les dimensions de notre pays et ses capacités, en oubliant d’ailleurs que ce n’est pas une priorité, puisque la France avec l’énergie nucléaire figure parmi les bons élèves, mais en plus on indique la solution : quelles taxes doivent la financer ? Hérétique et relaps, non seulement le pouvoir ne fait pas repentance de la cause initiale de la jacquerie, la fiscalité sur les carburants, mais il entérine sa démarche en demandant à la victime de trouver un autre moyen pour se faire exécuter.

Les deux premiers volets du débat sont tout aussi fermés. Il ne sera pas question de revenir sur l’ISF, mais seulement de savoir quels impôts il faut baisser. Le piège est tendu, puisque immédiatement cette baisse appelle son corollaire, la suppression des services publics, dont la proximité fait justement défaut.  Comme par hasard, sont toujours placés en tête les fonctionnaires les plus visibles, comme si nombre d’invisibles très bien payés ne vivaient pas à l’ombre de ces fromages de la République, où vont pantoufler nombre de hauts fonctionnaires et de magistrats. Mme Jouanno, en refusant de conduire le débat public alors qu’elle préside une de ces « autorités administratives » précisément dédiée à cela, n’a-t-elle pas frayé  d’autres voies à des solutions ? De même, le gâchis de la politique migratoire n’est pas évoqué. Non, il faut que les Français soient persuadés que les impôts qui les écrasent ne servent qu’à payer les pompiers, les policiers et les infirmières.

Reste l’organisation de l’Etat, c’est-à-dire la décentralisation, la réduction du mille-feuille administratif et territorial. Voilà qui pourrait-faire l’objet d’un référendum utile auquel on donnerait le temps d’être serein et sans engager le destin du gouvernement. C’est sur ce type de question pourtant que le Général de Gaulle avait quitté le pouvoir.  On se doute que son lointain successeur n’a lui qu’une idée en tête : s’y maintenir à tout prix ! D’ailleurs, les gilets jaunes, sans qui ce grand débat n’aurait pas lieu,  ne sont ni conviés, ni cités, puisqu’il s’agit avant tout le les isoler ou d’en piéger quelques-uns, plus naïfs que les autres.

Source : Christian Vanneste

Publié dans ACTUALITE, COMMUNICATION POLITIQUE, OLIGARCHIE, PRESIDENT, REFORMES, SOCIETE | Tagué , | 1 commentaire