LES SANGSUES DE LA RÉPUBLIQUE

sangsue

La liste est malheureusement très longue et surtout elle démontre que cette caste n’ existe que parce notre classe politique est vérolée et trop éloignée de la vie réelle du Pays.  Ces hauts fonctionnaires sont issus des mêmes écoles que nos politiques, ils fréquentent les mêmes clubs, les mêmes restos étoilés et surtout sont copains copains et ne peuvent se passer les uns des autres.

Pour cette raison, notre pays ne s’en sortira jamais… tant qu’un grand ménage n’aura pas été fait et qu’il ne sera pas mis un terme à toute cette gabegie, à cette mise en coupe réglée. Vivre sur le dos du citoyen en créant des arcanes permettant de piller impunément le Pays n’est pas acceptable.

Mais qui va abolir ces privilèges, puisque tous ces véreux verrouillent les postes clefs ?

Haute fonction publique, Ambassadeurs Thématiques  !!!!

« Des privilèges hors du temps »

Choisissez  un  bon  fauteuil   ! ! ! !    Avant  de  lire   ça ! ! ! ! Il faudra bien que cela s’arrête un jour!  Certains « intitulés » laissent rêveur……..

C’est quoi un Ambassadeur chargé de la lutte contre le VIH-SIDA et les maladies transmissibles? Et ça gagne combien?

LISTE NON EXHAUSTIVE

François Croquette Ambassadeur pour les droits de l’Homme chargé de la dimension internationale de la Shoah, des spoliations et du devoir de mémoire

 Xavier Sticker Ambassadeur délégué à l’environnement

 Nicolas Galey Ambassadeur, délégué interministériel à la Méditerranée

 Luc Hallade Ambassadeur délégué à la coopération régionale dans la zone de l’Océan indien

Maxime Lefèbvre Ambassadeur pour les commissions intergouvernementales, la coopération et les questions frontalières

Brigitte Collet Ambassadrice chargée des négociations sur le changement climatique pour les énergies renouvelables et la prévention des risques climatiques

Stéphane Visconti Ambassadeur pour le partenariat oriental de l’Union européenne et de la Mer Noire, co-président du groupe de Minsk

Odile Roussel Ambassadeur chargé de l’adoption internationale

Jean-Bernard Nilam Ambassadeur délégué à la coopération régionale dans la zone Antilles-Guyane

Michèle Boccoz Ambassadeur chargé de la lutte contre le VIH-SIDA et les maladies transmissibles

Patrick Maisonnave Ambassadeur chargé de la stratégie internationale en matière de lutte contre le terrorisme

Ségolène ROYAL Ambassadeur chargé de la négociation internationale pour les pôles Arctique et Antarctique (même elle.. !)

ils sont actuellement au nombre de 28, le montant réel de leurs indemnités est secret, vraisemblablement du même  ordre que celui de Ségolène. (17 500 euros/mois)

Directeur/Président de la Cnil, 160.000 euros annuel

Directeur/Président du CSA, 188.000… euros annuel

La sénatrice UDI Nathalie Goulet, interrogée par l’émission Pièces à conviction sur France 3 : “Ces « emplois » sont l’expression d’un « véritable copinage aux frais des contribuables »… “ Et pourtant, en tant que Sénatrice elle sait de quoi elle parle , parce qu’au SENAT… Demandez aux jardiniers, aux chauffeurs, et aux agents d’entretiens à  6000 euros par mois.

 Quelques autres gagnants……

François VILLEROY de GALAU…waouhhhh Gouverneur de le Banque de France 37 580 euros par mois… + indemnité logement 5 643 euros par mois. Les deux sous-gouverneurs ont touché 223.255 euros en 2016.

Bruno LASSERRE vice- Président du conseil d’état 65 ans et toujours en activité (si l’on peut dire..) touche 16 170 euros chaque mois plus …..

Isabelle Falque-Pierrotin qui perçoit 160.891 euros annuels en tant que présidente de la CNIL.

Robert OPHELE président de l’Autorité des marchés financiers avec un salaire annuel de 238.735 euro

Isabelle SILVA présidente de l’autorité de concurrence 14 800 euros par mois

Thierry DALARD Président de la société du Grand Paris 17 000 euros/Mois

Etienne CREPON Président du centre technique du bâtiment 16 330 euros/Mois

Philippe NICOLA directeur du Centre national de la chanson, des variétés et du jazz, 12 000 euros/mois

Jean pierre GENELAY Directeur général de l’AFPA 16 230 euros/Mois

Les énarques de BERCY:    Ils sont 600…. Vous avez bien lu 600… hauts fonctionnaires de BERCY qui touchent un salaire supérieur à 15 000 euros par mois (et certains beaucoup plus….)

Sylvie HUBAC Présidente de la réunion des musées grand Palais 16 000 euros/Mois

Christophe LECOURTIER Chargé de promouvoir l’internationalisation de l’économie Française 16 000 euros/Mois

Arnaud LEROY président de l’ADEME 15 830 euros/Mois

Laurent VALLET président de l’INA 15 400 euros/Mois

Olivier KLEIN président de l’Agence de Rénovation Urbaine 14 290 euros/Mois

Chantal Jouanno présidente de la commission de débat public 14 666/Mois (A la une en ébut d’année…)

Directeur régional des finances publiques d’Ile-de-France: 21.290 euros nets par mois

Secrétaire général du ministère des Finances: 15.710 euros nets par mois

Vice-président du Conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGEIET), patron du corps des Mines: 14.200 euros par mois

Chef de l’Inspection générale des finances (IGF): 12.955 euros nets par mois

Président du domaine de Chambord  M. Augustin de Romanet 450 473 €/an  en tant que PDG de ADP

Directeur général de CNP Assurances En 2016  Frédéric LAVENIR a touché une rémunération de 450 000 € .

PDG de la Monnaie de Paris  ( En déficit de plus de 20 millions d’euros)

Jack LANG  Président de l’Institut du monde arabe (déficit de 3 millions/an)  120 000 euros par an + + + +

Vice-président du Conseil d’Etat: 16.170 euros net

Président de l’Autorité de la concurrence: 14.800 euros nets

Premier président de la Cour des comptes: 14.750 euros nets

Directeur de l’Agence Régionale de Santé d’Ile de France: 16.700 à 17.500 euros bruts

Président de la Société du Grand Paris (SGP): 17.000 euros bruts

Directeur général de Sciences-Po Paris: 16.670 euros bruts

Président du Centre scientifique et technique du bâtiment: 16.330 euros  bruts

Directeur général de l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA): 16.230 euros bruts

Président de la Réunion des musées nationaux-Grand Palais: 16.000 euros bruts

Directeur général de Business France: 16.000 euros bruts

Les Ambassadeurs : Tous les ambassadeurs touchent plus de 15 000 euros par mois , logés, chauffés, nourris, chauffeur etc etc…

L’Ambassadeur en Afghanistan touche (poste dangereux)  348 000 euros/an  soit 29 000 euros par mois)

Celui du YEMEN 23 000 euros /mois

Un trésorier-payeur général (responsable départemental du Trésor public) , il y a 1 TPG par département gagne en moyenne 200 000 euros par an

Les préfets : Ils sont au nombre de 250…. !!!  Responsable de l’ordre public sur un territoire. Dépositaire de l’autorité de l’état dans son département.   Après 2 ans d’activité on est « Préfet à vie » Mais seuls  127 préfets sont  affectés à un « poste territorial» et les autres ne sont  rattachés à aucun territoire, et sont « préfet hors cadre » mais conservent les avantages de la fonction… 8 000 euros de salaire par mois en moyenne…

D’après Le Parisien, « Si tous les « objectifs » sont atteints, la prime peut alors atteindre 41 000 euros pour un sous-préfet et 66 000 euros pour un préfet », précise le quotidien.

Source : le blog de olihen69, Mediapart

Note de Citoyen indigné : Dans cette liste, peut importe les noms, car lorsqu’un de ces profiteurs disparaît, un autre prend sa place, c’est le système qu’il faut casser… Quand on lit ça, on se dit que, le peuple qu’on appelle aujourd’hui «  les gilets jaunes »  a bien raison !!

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G7 OU BLOCKBUSTER ?

g7

DERRIERE LE G7 DE BIARRITZ, QUEL COÛT RÉEL, QUEL OBJECTIF DISSIMULÉ ?

Ce n’est plus une rencontre internationale entre « dirigeants » mais un cirque à la gloire du roi Macron… Dont la facture finale est colossale ! Et c’est clairement expliqué dans cet article à ne pas manquer.

Entre le 24 et le 26 août 2019, sans ignorer moult réunions dédiées comme celles de Dinard et Saint-Malo les 5-6 avril de la même année entre ministres des affaires étrangères des pays concernés, le coût annoncé des quelques 36,4 millions d’euros alloués par le Parlement français, selon Sibeth Ndiaye porte-parole du Gouvernement, ne s’avère être qu’une pathétique infox déversée aux médias pour rasséréner un public à qui l’on fait convenir que la facture de ce 45ème sommet n’est rien en rapport aux 604 millions de dollars que coûta cette précédente rencontre à Charlevoix au Québec en 2018.
Or, la vérité est tout autre. Ici, il n’est pas question d’opposer des nombres et statistiques entre eux, mais de se rendre à l’évidence d’opérations inéluctables au travers l’opacité d’une multitude de dépenses incompressibles soigneusement non évoquées, comme celle de la noria des avions de lignes, d’hélicoptères et de limousines pour aller chercher, financer et gaver les plénipotentiaires africains invités, ou encore l’aide proposée, refusée puis acceptée pour acheter des canadairs afin de juguler les incendies qui ravagent la forêt amazonienne du côté brésilien, pour une somme voisinant à elle seule pas moins de 20 millions de dollars. Mais ces deux aperçus ne sont la partie émergée de l’iceberg des dépenses collatérales qui se dissimulent derrière ce symposium gratifiant entre chefs d’États que commanditent les holdings et trusts transnationaux, derrière lesquels leur apodictique pouvoir consiste à faire élire leurs hobereaux serviles.

Bien entendu, dans cette péréquation, la France se montre toujours très généreuse pour l’exemple, avec l’argent de ses contribuables, au nom d’une bonne cause toujours mise en exergue pour dédouaner la prolixité des oligarques socio-démocrates qui se croient investis d’une bonne conscience. Certes, les enjeux pour le climat sont capitaux, comme ceux des réfugiés faméliques issus des révolutions du Printemps arabe néanmoins initiées par la France, où il s’y ajoute la facture de l’égalité des chances, de la discrimination positive et du regroupement familial. Faut-il encore que le déficit abyssal de la France autorise encore une telle générosité disproportionnée sans y abandonner son patrimoine et son identité, puis ne finissent à son tour par rejoindre le tiers-monde musulman qui l’aura absorbé.

L’aboutissement de ce G7 ne fut pas celui attendu, puisqu’aucun des objectifs annoncés ne fut couronné de succès. En voici le détail :
S’agissant de la propriété intellectuelle placée sous la menace digitale du numérique, il fut seulement évoqué l’intérêt didactique d’un multilatéralisme, comme s’il s’agissait de dispenser un cours magistral dans un amphithéâtre universitaire.

Échec total sur la question du climat qui demeure résolument une interrogation suspendue sine die, sinon l’affaire strictement anthropocène de COP24. Sur ce registre, Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace-France dénonça l’abîme entre les discours et les actes d’Emmanuel Macron, s’agissant tout ce qui a trait à l’environnement. Entre le virtuel et le pragmatisme, l’énarchie aura choisi le mortaboard (la toque de fin d’étude) !

Aucune position commune ne fut trouvée sur la taxation de l’UE sur les GAFA. Il fut seulement envisagé de vagues promesses de discussion entre les membres de l’UE déjà en désaccord entre eux sur ce principe de taxation interne résultant d’une double imposition. La France reste donc isolée dans sa stratégie qui va lui coûter de lourdes sanctions commerciales sur les importations outre-Atlantique sur le vin notamment.

Quant à la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis qui signe – paraît-il – un ralentissement de l’économie mondiale, aucune action diplomatique du G7 n’a de légitimité pour infléchir les intérêts nationaux qui ne concernent que ces deux grandes puissances. De fait, cette ouverture sur ce débat ne fut rien de moins qu’une ingérence dans les affaires internes de ces pays, lesquels n’attendent certes pas de leurs concurrents européens une entente sur l’équilibre de leur balance commerciale respective.
Aucune résolution ne fut mise sur la table s’agissant des accords avec les pays africains. Ce partenariat aura donc avorté, laissant seulement au G7 la gloire de s’en être préoccupé en l’affichant à l’ordre du jour de ce show mondial. Cette gesticulation tiers-mondiste ne fut qu’une mise en scène pour laisser entendre au monde, que les pays riches n’oublient pas les pays pauvres de la planète, mais seulement dans l’évocation.

Quant à la crise entre le peuple de Hong-Kong et le pouvoir central de Pékin, le différend historique qui ressurgit entre le Pakistan et l’Inde au sujet du Cachemire, rien ne fit l’objet d’une prise de position commune. Autrement dit, les discrets commentaires distillés aux journalistes ne furent jamais recadrés à l’ordre du jour, eu égard aux alliances sordides des uns avec ou contre les autres. De sorte que le G7, c’est aussi du chacun pour soi, un paradigme d’unilatéralisme, voire d’isolationnisme.

Puis pour se parer d’une image vertueuse, il fut néanmoins évoqué le postulat de l’égalité femmes hommes. Or ce sujet droit-de-l’hommiste fut vite balayé sachant qu’il est inabordable avec les standards des dignitaires musulmans avec lesquels les membres du G7 signent de juteux contrats. En l’occurrence, ce point sensible de respectabilité démocratique pourrait altérer les intérêts mercantiles supérieurs avec les hiérocraties islamiques, les princes du pétroles saoudiens et autres pétromonarchies du Golfe.

Lorsque Vladimir Poutine rencontra le Président Macron en marge du G7, nonobstant l’appel du pied de Donald Trump pour sa réintégration dans un futur G8, ni la France ni l’Union européenne ne tendent à revenir sur cette exclusion. Pourtant, à bien y regarder, ce que les européens reprochent au Président Poutine avec l’annexion de la Crimée, se trouve en tout point semblable avec la départementalisation de Mayotte en 2009 par la France contre l’Union des Comores qui revendique toujours sa souveraineté sur cet archipel. De surcroît, les Nations unies ne reconnaissent pas la légalité de ce référendum, condamnant la France sur cette annexion. En 2014, le peuple criméen en sécession avec le pouvoir de Kiev, à l’occasion d’un référendum non reconnu par le parti pro-européen de l’Ukraine, puis de l’UE et l’ONU, vota massivement son rattachement à la Fédération de Russie. Alors pourquoi la France n’a-t-elle pas été exclue du G7 pour les mêmes raisons que le fut la Russie ?

Le Président français rencontra à deux reprises et de façon informelle Mohammad Javad Zarif, ministre des affaires étrangères d’Iran venu inopinément s’inviter au G7. En prétendant ouvrir un dialogue entre Hassan Rohani et Donald Trump, le locataire de l’Élysée, prenant ses désirs pour des réalités, aura amalgamé l’éventualité d’une rencontre entre ces deux présidents à une promesse jamais formellement annoncée par le patron de la Maison Blanche. Or, cette opportunité s’avère plutôt mercantile du côté des européens, donc de la France, s’agissant des tractations entre les énergies fossiles en échange d’une tolérance prétendument sous contrôle sur l’installation de prétendues centrales nucléaires, lesquelles curieusement stockent de l’uranium enrichi (U-238), de l’eau lourde, des tubes de force et des ogives.

Toujours dans l’objectif annoncé de rayer l’État hébreu de la carte, les Iraniens se servent dorénavant du no man’s land syrien laissé par les razzias de Daesh, des rebelles (souvent les mêmes) et des loyalistes de Damas pour installer leurs bases de lancement balistiques prochainement chargées de bombes sales contre Israël, cela avec l’aide des shi’ites libanais du Hezbollah. L’aviation israélienne aura préventivement bombardé les sites des terroristes de la force al-Quods (unité d’élite des Pasdarans) et des milices shi’ites affidés à Téhéran pour neutraliser ces drones kamikazes directement sous le commandement du guide suprême Ali Khamenei et du Président iranien Hassan Rohani. Mais d’une guerre nucléaire voulue par les fous d’Allah et les retombées radioactives sur la région y compris l’Europe, Emmanuel Macron, Angela Merkel, Jean-Claude Junker et Donald Tusk n’en ont cure !

Selon une expression populaire qui fuse depuis le Sud-Ouest de la France, « le club feutré du G7 se transforme de plus en plus en club des grandes goules ». Même si cette exhibition regroupe les 2/3 de la richesse nette mondiale, d’où 40 % du PIB de la planète, les sept pays du G7 ne réunissent que le dixième de la population terrestre. L’important se situait plutôt du côté des 21 invités officiels, nations et organisations régionales et internationales représentés par 25 délégations étrangères, sans oublier les organisations du contre-sommet qui se déployèrent sur la côte basque franco-espagnole.

De surcroît, rappelons que parmi les membres du G7, Angela Merkel fut démise de son parti, donc du pouvoir politique d’Allemagne pour avoir engrangé des millions de réfugiés musulmans dans les seize länder germaniques ces dernières années ; que la Grande-Bretagne signa essentiellement son Brexit pour la même raison, sachant que ce motif directeur ne fut jamais placé en exergue par les médias français sous contrôle pour mieux dissimuler l’échec de cette politique migratoire désastreuse qui asphyxie également la France. Quant à l’Italie sans gouvernance, cette déstabilisation vient également de la partition entre la gauche favorable à l’immigration africaine et moyen-orientale contre l’avis des prétendus populistes emmenés par Giuseppe Conte, aujourd’hui démissionnaire.

De sorte que le G7 de Biarritz fut le théâtre d’un déploiement de fake news et une fabrique de mystifications. Au surplus, ce ballet de grandes figures fut partiellement emmené par les trois avatars susmentionnés qui ne pouvaient autrement figurer que dans la peau de spectateur sans latitude ni recevabilité, avec à leur tête Emmanuel Macron leur hôte qui ne pourra se glorifier que de s’être entouré de quinze mille personnes, mais certainement pas d’une coalition ou résolution ayant quelque incidence en politique internationale.

À l’ère du numérique, des visioconférences cloud et des systèmes de télé présence, une réunion virtuelle sur écran entre chefs d’État n’aurait pas eu moins d’impact ou de résultat, comme de définir une fois pour toute un site insulaire équipé pour ce type de rencontre physique jugé irremplaçable, mais plus facile à protéger et vraisemblablement moins coûteux. Au final, Biarritz, qui accoucha d’une souris, ne retiendra que les passes d’armes entre les présidents Jaïr Bolsonaro et Emmanuel Macron, d’où fusèrent invectives et camouflets. Voilà donc ce que retiendra l’histoire ; l’authentique nature de ce que fut ce show pathétique dans la baie des surfeurs.

Les vrais sujets économiques et financiers ne furent donc pas abordés, tels les paradis offshore qui abritent des centaines de milliards d’euros et de dollars qui échappent aux impôts nationaux¹, qui blanchissent les produits de la corruption, financent le terrorisme et la guerre, le proxénétisme, les trafics d’armes et de stupéfiants. Contre les imprudents qui auraient l’audace de dénoncer les évasions fiscales qui ne profitent qu’aux nababs de la finance, de l’industrie, ainsi que de l’or noir qui arrose de bakchichs les marionnettes politiques, le Président Macron installa 17 procureurs en fonction non-stop et 300 cages de garde à vue dans la périphérie du G7 au cas où…
Alors oui, le G7 ne coûta pas seulement la ridicule somme de 36,4 millions d’euros, car ce sommet fut vraisemblablement l’enjeu d’autres tractations bancaires et commerciales qui n’intéressèrent en coulisse que les protagonistes les plus influents de la planète. Transposons plutôt les tractations et les échanges parfois glauques des investigateurs du G7 pour quelques dizaines de milliards d’€ ou de $ pour rester dans la réalité d’un tel rassemblement.

Sinon, puisqu’aucun sujet sérieux ne trouva de soutien diplomatique ou de concordance politique d’un bout à l’autre de cette mascarade, mais que les chefs d’État les plus influents y auraient néanmoins trouvé leur compte, soyons lucide et ajoutons trois zéros derrière le nombre 36 pour mieux appréhender ce que coûtera vraiment aux citoyens du monde le G7 de Biarritz (Voir la note de lecture).

Ancien directeur du Centre d’Étude juridique, économique et politique de Paris (CEJEP), correspondant de presse juridique et judiciaire.

Daniel Desurvire est l’auteur de : « Le chaos culturel des civilisations » pointant du doigt les risques de fanatisme de certains cultes et de xénophobie de certaines civilisations, auxquels s’ajoutent les dangers du mal-être social, de la régression des valeurs morales et affectives ou de la médiocrité des productions culturelles, dont la polytoxicomanie en constitue l’un des corollaires. L’auteur choisit d’opposer le doute et le questionnement aux dérives dogmatiques et aux croyances délétères » (in, Les cahiers de Junius, tome III, “La culture situationniste et le trombinoscope de quelques intellectuels français” : Édilivre, 2016).

Note de lecture ¹ : 40 % des profits des multinationales sont délocalisées dans les paradis fiscaux, avec à la clé un manque à gagner de 350 milliards d’euros par an, dont 120 milliards pour l’Union européenne et 20 milliards pour la France que doivent compenser les contribuables citoyens et honnêtes (source : Professeur assistant Gabriel Zucman, Le Monde 7 nov. 2017, UC Berkeley). La somme engrangée par les sociétés extraterritoriales opaques équivaut au PIB réuni du Japon et des États-Unis.

Daniel Desurvire pour Observatoire du MENSONGE

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LES PILLARDS DE LA RÉPUBLIQUE POURSUIVENT LEURS RAZZIAS…

Privatiser les barrages est une folie à très, très hauts risques !!

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La privatisation des barrages hydroélectriques en France envisagée par le gouvernement français, demandé par l’Union Européenne, est potentiellement une folie à très, très hauts risques, dont peu perçoivent le danger très important que cela pourrait faire peser sur la population française.

Même la très « fascisante » chaîne France Culture de Radio France en parle… c’est dire. Niveau complotisme nous sommes sur du lourd. Du très lourd!!

Revue rapide des risques qui sont totalement occultés, dans un débat qui n’a pas lieu!

1/ Les risques de rupture de barrages. C’est rare, mais cela arrive. Comment l’opérateur privé sera assuré? Comment les victimes seraient indemnisées? Mais encore, avant même de parler des morts, si nous parlions de la sécurité? Ne sera-t-elle pas sacrifiée au profit des profits? Il est évident que le cadre contractuel ne peut pas être « amateur »… a minima, quand on privatise ce genre de chose, les règles imposées, et les systèmes de contrôle doivent être à la hauteur. Quand on ne débat pas, et qu’il n’y a pas de transparence, on peut redouter que le pire devienne possible.

Mais… ce n’est pas tout.

2/ Les barrages…. utilisent de l’eau pour produire de l’électricité…. jusque là aucun scoop! Sauf, que, l’hiver on retient l’eau, pour faire des lâchers de barrages l’été et alimenter les fleuves en eau. On régule le débit. Basiquement et pour simplifier, le prix du kilowatt heure sur le marché est nettement plus haut l’hiver quand tout le monde a froid que l’été… En tant qu’opérateur privé j’ai évidemment intérêt à produire au maximum pendant les mois où c’est le plus rentable… et tant pis si les poissons meurent l’été le kilowatt vaut moins cher… résultat prévisible? Une mauvaise gestion des ressources en eau car contraire aux intérêts de production de l’opérateur privé.

Mais… ce n’est pas tout.

3/ Si ce n’était qu’un problème de sous et de petits poissons (mais c’est important les petits poissons aussi), mais il ne faut pas oublier que le long de nos fleuves, il y a nos centrales nucléaires qui ont besoin d’eau, de beaucoup d’eau pour refroidir les cœurs de réacteurs, et qu’ils ne nous explosent pas tous à la figure et refroidissant ainsi au passage l’ensemble de la population française. Une mauvaise gestion de l’eau de nos barrages, cela peut aussi, dans un cas extrême faire… péter les centrales nucléaires! Là encore, un débat public, a minima s’impose, avec contrôle de la représentation nationale et mise en place de garde-fou très précis pour se prémunir de ces risques.

Mais… ce n’est pas tout.

4/ Justement, les centrales nucléaires. Je ne vais pas trop rentrer dans les détails pour des raisons évidentes de sécurité, mais disons que pour alimenter les centrales nucléaires il faut aussi de l’énergie pour refroidir les cœurs… sinon, c’est Fukushima, ce qui est toujours un tantinet gênant de devoir s’occuper de 6 réacteurs nucléaires en fusion. Les Japonais, qui sont forts sympathiques, envoient leur prisonniers ainsi que les enfants « abandonnés » faire le ménage et servir de « liquidateurs ». Au Japon, prisonniers comme enfants abandonnés (devenus adultes) n’ont pas franchement les mêmes droits dans la société. Je me demande encore qui sera volontaire d’office en France pour aller se faire griller dans un réacteur en fusion…

Bref, en cas de problème, il y a les groupes électrogènes diesel de secours, qui peuvent ne pas fonctionner comme nous l’avons vu à Fukushima. Depuis, EDF a créé une task-force de déploiement rapide avec capacité à projeter des générateurs de secours de secours… tout cela ne vaut que dans la théorie, les situations réelles, relevant généralement de l’article 22, bien connu de tous les ouvriers et des gens d’en bas à savoir « démerdez-vous »!

Disons, qu’au bout du bout, dans la chaîne de survie de notre système électrique, les barrages hydroélectriques sont un peu l’ultime rempart, « l’ultima ratio », le dernier recours quand tout a largement merdé, ce qui n’est qu’une question de temps, car tout finit toujours généralement par merder. C’est la célèbre loi de Murphy… « Tout ce qui est susceptible de mal tourner tournera mal ». Les barrages servent d’alimentation de secours et peuvent permettre un redémarrage du système. C’est un peu l’équivalent de la clef USB qui va vous permettre de rebouter votre PC qui vient de vous faire une « fatal error »… D’autre part il faut également pouvoir renvoyer de la tension sur les réseaux.

BARR

Bref, quelques-uns parmi notre petite communauté de lecteurs, anciens d’EDF ou de la sécurité nucléaire, ne sont pas très chaud face à cette privatisation des barrages et pas parce qu’ils sont des communistes primaires… pas plus qu’ils ne font partie de l’ultra-drôate… mais parce qu’ils connaissent bien les manuels, les problèmes de sécurité et la criticité autour de ces sujets.

Au delà donc, du simple aspect prix, il y a d’évidentes questions que nous devons collectivement nous poser sur cette « idée » assez ahurissante de la privatisation de nos barrages, dont il est tout de même plus que normal d’interroger la pertinence!

Les aspects sécuritaires doivent tenir une place clef dans le choix et les décisions de nos dirigeants.

C’est encore une fois, à la représentation nationale, à nos députés, et à nos sénateurs de se poser les bonnes questions, de prévoir les bons contrôles, et pourquoi pas même de s’opposer à une telle privatisation dont il n’est pas déraisonnable d’évoquer l’idée qu’elle pourrait être en totale opposition avec nos intérêts stratégiques.

Il s’agit-là de vraies questions.

Il s’agit-là de vrais sujets.

Nul doute que l’on nous expliquera qu’il n’y a pas de danger, que ceux qui disent que c’est potentiellement explosif font des « fake news », fin du sujet, fin de l’histoire, ne répondons pas aux questions qui fâchent! Ha si, on vous dira doctement que ce n’est rien, on ne va privatiser que 150 barrages (les plus gros et les rentables pour les copains du privé) sur 2500 (les plus petits et les plus onéreux pour les vilains gilets jaunes sans-dents qui ne sont rien et qui paieront la note) et que donc encore fois, « fake news », « complotisme » machin toussa en terminant par un classique la « complosphère » « fasciste » d’estrême droate des « zeureslesplussombres »…. soit!

Mais cela n’empêchera pas les centrales nucléaires de péter s’il n’y a pas assez d’eau pour les refroidir, ou encore les fleuves de s’assécher l’été si on lâche trop d’eau l’hiver pour faire plus bénéfices quand le prix de kilowatt heure est élevé.

Il en va de la sécurité de notre pays et de notre alimentation énergétique, des intérêts très largement supérieurs, aux bénéfices de quelques petits copains!

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite.

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COMMENT ILS NOUS ONT FICELÉS…

Attali fait de graves révélations sur l’avenir de la France !! Et le pire c’est qu’il ne se trompe que rarement !!

 Avec le sourire de celui qui va faire une bonne affaire

Petite compilation « attalienne » pour comprendre, en deux temps trois mouvements, comment la mise en esclavage totale des peuples par le marché est non seulement planifiée, mais aussi annoncée au grand jour par les prophètes du mondialisme :

Source Blogmédia « tu sais quoi »

 

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VOUS AVEZ DIT « COMPLICES »

Le Président de la France a encore frappé fort en traitant tous les manifestants gilets jaunes, de complices de la violence. Je dis le président de la France parce que ce n’est pas le mien…

Quand  il emploie le terme de complice, il sait de quoi il parle, lui, qui couvre depuis plusieurs mois les turpitudes et les ignominies de son, de son quoi d’ailleurs, le saura t’on vraiment un jour… Du triste sire Benalla, dont tous les jours, nous apprenons les nouveaux manquements.

benalla.png

Peut être un jour connaîtrons nous la vérité….Peut être.

Quand il emploie le terme de complice, il sait de quoi il parle, lui, qui couvre les manipulations de ce dévoyé de Ministre de l’intérieur qui manipule les chiffres et les opinions…

plan

Lui, qui nous ment depuis qu’il est sur la scène publique, campagne, etc.… Je ne sais pas si les gens qui pouvaient y prétendre ont reçu leurs 100 €, mais regardez le prix des carburants est revenu au niveau de Novembre, alors que Macron avait annoncé la mise en place d’un dispositif tampon permettant d’absorber les fluctuations de cours du baril ???

Lui, qui fait campagne depuis, maintenant plusieurs semaines sous couvert d’un pseudo grand débat national. Quelle duplicité, quelle tartuferie, quelle fausseté envers le peuple. C’est une honte une ignominie.

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LA DICTATURE EN GESTATION INSTALLE DOUCEMENT LES BARBELÉS DE LA PENSÉE…#LIBERTE-EXPRESSION

Chère lectrice, cher lecteur,

barbelés

Vendredi, je vous disais que je trouvais presque étonnant que la France ait échappé à la dictature.

Certains lecteurs m’ont fait savoir que « nous étions déjà en dictature ».

Evidemment, c’est une affaire de degrés… et heureusement, nous sommes encore loin de la Corée du Nord ou du Venezuela.
Il faut cependant avouer que nous n’allons pas exactement dans la bonne direction.

Jusqu’où ira la censure ?

Rien que ces derniers jours, nous avons tout de même assisté aux événements suivants :

  • Des consignes du gouvernement au parquet pour un traitement spécifique contre les Gilets Jaunes [1] … ce qui va à l’encontre de la séparation des pouvoirs.
  • L’utilisation d’un matériel inhabituel pour calmer violemment les manifestants : les LBD. [2]
  • Une perquisition incroyable de l’Etat auprès de Mediapart… commanditée par le gouvernement. Ce qui est, de nouveau, en opposition avec le principe de la séparation des pouvoirs. [3]
  • Et une tentative pathétique de supprimer d’internet un montage de Macron en Pinochet. [4]

Ce n’est pas encore la dictature mais…

… ça commence à y ressembler.
Face à l’augmentation de la grogne populaire, le gouvernement panique et cherche des boucs émissaires.

La cible privilégiée est internet.
Car la parole y est libre, indépendante et variée. Evidemment, dans certains cas, ça alimente le débat.
Internet à l’avantage d’offrir une liberté de parole que la télévision et la radio ne peuvent que rarement se permettre.
C’est pour cela que Macron a récemment rencontré Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook.
C’est pour cela qu’une loi « contre la haine » est en préparation.

Il faut absolument museler internet car c’est le foyer de pensées inacceptables !
Et ces pensées suscitent le chaos…
… et le chaos amène le changement …

…. et ils ne veulent pas changer !

Je continuerai quand même

Je ne sais pas combien de temps se sera écoulé jusqu’à ce que les géants d’internet se mettent au pas des gouvernements.
J’espère que nous ne nous dirigeons pas vers une société de la surveillance comme la Chine est en train de la préparer.
Sachez que ça ne m’arrêtera pas.
Et que je continuerai à donner mon opinion sur ce qui se passe.
Au pire des cas, je passerai par le cryptage pour vous délivrer des messages.

J’espère ne pas avoir à en arriver là.

Si je suis bien incapable d’empêcher un glissement autoritaire de s’installer en France, je compte bien me préserver de ses conséquences.

Et j’espère bien vous aider au passage.
En attendant, ne vous laissez pas intimider.
Pensez par vous-même, développez votre esprit critique, débattez et soyez un citoyen libre !

pino
Avec mes salutations,

Source : le vaillant Petit Economiste/Frédéric Duval

Note de Citoyen Indigné : Depuis 5 ans maintenant, ce blog dénonce aux travers des articles, des livres de journalistes consciencieux, intègres, de quelques réflexions toutes personnelles, les dérives de cette caste politique qui est censée diriger la France, mais qui détourne à son  seul profit les lois, les moyens, l’argent … à tel point que même le peuple maintenant s’en rend compte… Et qu’il se révolte, ce qui se passe ne m’étonne absolument pas, je l’attendais….

[2] http://www.rfi.fr/europe/20190201-france-exception-europe-lbd-balles-defense

[3] https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/02/06/la-perquisition-avortee-de-mediapart-a-ete-declenchee-par-des-informations-transmises-par-matignon_5420068_3224.html

[4] https://fr.sputniknews.com/societe/201901311039852217-effet-streisand-photomontage-macron/

[5] https://www.rtl.fr/actu/politique/avec-macron-zuckerberg-ne-savait-pas-trop-a-quelle-sauce-il-allait-etre-manger-7793349668

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CASTAN’ AIR : LA NOUVELLE COMPAGNIE AÉRIENNE QUI NE VOIT PAS LES ÉVÉNEMENTS QU’ELLE SURVOLE

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« Moi, je ne connais aucun policier, aucun gendarme qui ait attaqué des gilets jaunes », répond Christophe Castaner à un journaliste qui l’interroge sur les violences policières. Le pompier volontaire ne connaissait pas, non plus, le policier de la BAC qui lui a tiré dans la tête alors qu’il s’enfuyait. Les présentations n’avaient pas été faites. Dès qu’il sera sorti du coma, il ne manquera pas d’aller rendre une visite de courtoisie à ce représentant des forces de l’ordre. Entre la poire et le fromage, il pourra lui demander s’il a agi sous le coup d’une pulsion personnelle ou suite à une consigne émanant de sa hiérarchie. D’autres manifestants blessés, attaqués sans raison, attendent la réponse avec impatience.

« Par contre, je connais des gendarmes qui utilisent des moyens de défense », enchaîne le ministre. « Nous n’avons pas les mêmes fréquentations », pense le pompier sur son lit d’hôpital. Quel manque de chance ! Tomber sur un policier inconnu de Castaner… Ah, c’est la poisse !

Somme toute, la situation s’éclaire. Les policiers visent les jambes et ce sont les manifestants qui se baissent de manière à recevoir les projectiles dans la tête. « Quand les forces de l’ordre sont effectivement acculées, elles utilisent des moyens », ajoute-t-il. Sur les vidéos, il faut voir ces policiers acculés par des gilets jaunes qui ne bronchent pas… mais qui n’en pensent pas moins ! À leur mine, on voit bien qu’ils sont en train de cogiter une attaque de grande envergure. Que le sang du CRS va couler à flots… La riposte est donc immédiate. Feu à volonté ! Dieu merci, le ministère a formé le personnel au décodage de l’intention du gilet jaune. Mains sur les hanches : menace d’agression virulente. Debout, immobile : revolver caché sous le gilet. Assis par terre : la guerre civile est déclarée.

Castaner prend son marteau et enfonce le clou : « Je n’ai jamais vu un policier ou un gendarme attaquer un manifestant ou un journaliste. » » Il n’en voit pas, il n’en connaît pas. D’où l’expression « Ni vu, ni connu ». « À l’inverse, j’ai vu des manifestants attaquer systématiquement nos forces de sécurité et attaquer aussi des journalistes. » L’hypothèse selon laquelle le ministre a visionné des vidéos de la manif d’extrême gauche du 1er mai où les Black Blocs avaient tout saccagé vers la gare d’Austerlitz n’est pas à écarter. Dans ce cas, il est évident que personne n’a vu ni connu un policier qui ait tiré au Flash-Ball® dans la tête de l’un des casseurs.

Quel souillon, au ministère de l’Intérieur, sème la zizanie dans l’archivage des vidéos ? Les images étaient-elles en noir et blanc, auquel cas il s’agirait de documents datant de 1968… Y a-t-il un téméraire au sommet de l’État pour régler l’horloge interne de Castaner sur le bon fuseau horaire ?

Le jeu du gars qui se plaint de violences qu’il a lui même provoquées était bien essayé. Mais raté. Les gilets jaunes sont toujours aussi populaires. Grâce aux réseaux sociaux, à l’info alternative, le public a pu voir des tirs de grenades lacrymogènes et de Flash-Ball® sur des manifestants passifs ou non menaçants. Les photos de blessés pullulent sur Internet. Castan Air : la nouvelle compagnie aérienne qui survole l’événement sans voir ni connaître ce qui s’y passe. Débarquement immédiat !

Source : Bd Voltaire

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GRAND DÉBAT : LE PRINCE, IL PARLE PAS A TOI !

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En 2012, quand l’émission « Quotidien » de Yann Barthès n’avait pas encore supplanté « Les Guignols de l’info » à l’heure de l’apéritif, un de leurs sketchs faisait fureur.

C’était une grande époque de « mercato » footballistique et de rachat des joueurs à prix d’or par l’émir du Qatar.

Toute personne interrogeant la marionnette du richissime Qatari sur les joueurs rachetés n’obtenait de réponse que par l’intermédiaire de son interprète et, interloquée, finissait par demander « Il ne parle pas français, le prince ? » « Si, mais le prince, il parle pas à toi », répondait tout aussi invariablement l’interprète.

C’est ce, à quoi fait penser le grand débat.

Le peuple demande, depuis deux mois, à notre prince à nous qu’il change la Constitution afin de lui redonner la parole.

Il parle français, le Président. Très bien, même. Mais « il parle pas à toi », gilet jaune, pauvre infirmière qui gagne en un mois ce qu’il doit claquer en un dîner, pauvre chauffeur routier qui carbure au diesel et à la bière, pauvre prof sous-payé que les délinquants menacent avec un couteau pour une heure de colle. Ni à toi, pauvre vieille, qui commences à coûter un pognon de dingue avec toutes tes pathologies. Ni à toi, jeune homme plein de fougue, qui n’acceptes pas ce monde sans Dieu, sans foi ni loi, où on a la bouche pleine des valeurs de la République mais les oreilles bouchées aux cris de douleur des manifestants qu’on mutile.

En bras de chemise, dans l’atmosphère surchauffée d’une salle bondée, il parle pourtant abondamment. Il répond même à tes questions, gilet jaune. Sur la démocratie directe, par exemple. « Elle est dangereuse », dit-il. Et, du coup, tu comprends que tu n’auras pas ton RIC.

Il le dit aux maires. Mais il le dit pas à toi. Car « il ne parle pas à toi ».

Aurait-il peur de voir, parmi la foule des gilets jaunes, les proches de ce pompier dans le coma qu’un policier a tiré comme un lapin ? Ou cette très jeune fille au beau visage désormais défiguré, un œil fermé, explosé par un tir de Flash-Ball® au visage, et qui pourtant veut continuer la lutte ?

Sans doute, car il sait qu’il n’oserait pas lui dire qu’en plus de tout ce que tu as subi, tu n’auras pas ton rêve citoyen d’initiative populaire. Tu devras te contenter de la non-taxation supplémentaire de l’essence et des miettes ajoutées au SMIC. Ta grand-mère ne verra pas cette simple justice d’une retraite indexée sur l’inflation. Et ton père restera au chômage, car l’industrie florissante où il travaillait polluait, et que mon rôle à moi, inscrit dans l’Histoire, est de sauver la planète.

La nuit tombe, et il parle encore et encore, depuis des heures, à des élus locaux, bien sages, comme hypnotisés. Il a chaud, le prince. Et toi, sur ton rond-point, tu as froid et peut-être mal, s’ils t’ont frappé, les Robocops. Tandis que lui, il les a pour lui, autour de lui, comme une armée qui l’isole du peuple de France.

Alors, quand enfin il te parlera, dans trois mois, pour te prier de voter aux élections européennes pour le candidat de son parti, dans un an pour te demander de choisir un de ces maires si gentils qui ont participé au grand débat, ou encore dans trois ans pour que tu le reconduises pour cinq ans dans ce confortable palais de l’Élysée fraîchement rénové à son goût, ce sera à ton tour d’être sourd.

Peut-être même que tu lui préféreras la blonde. Celle qu’il a ridiculisée à l’oral – car il parle si bien – mais qui, elle, te parle, à toi.

Auteur : Catherine Rouvier Bd Voltaire

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L’INCROYABLE LETTRE AUX FRANÇAIS DE NARCISSE 1er

La lettre ouverte aux Français d’Emmanuel Macron peut nous apprendre beaucoup sur l’état d’esprit de son auteur lorsqu’on l’analyse.

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Non seulement le pays encaisse de plein fouet les conséquences du recul de sa compétitivité, mais il subit une révolte grandissante de la rue, révolte d’autant plus révélatrice des problèmes qu’elle n’est pas orchestrée par les syndicats qui, comme chacun sait, défendent principalement les statuts protégés. Là, ce sont des Français comme tout le monde qui expriment leur mécontentement, c’est du lourd.

Cette révolte puise ses sources dans les difficultés grandissantes de nombreux citoyens qui sont soit au chômage, soit en voie de paupérisation. Mais à cela s’ajoute un puissant rejet du gouvernement actuel et en particulier de son plus haut représentant en la personne d’Emmanuel Macron. Les raisons de ce rejet épidermique ne manquent d’ailleurs pas, du fait de ce qui a été ressenti :

  • mensonges à répétition pour justifier les hausses d’impôts et de taxes sur l’essence ainsi que la limitation de vitesse ;
  • son mépris des craintes vis-à-vis de l’immigration ;
  • ses insultes régulières contre le « petit » peuple ;
  • son absence d’exemplarité, que ce soit pour le respect de la morale ou de la discipline budgétaire.

Avec de telles charges, et compte tenu de l’ampleur des mouvements de révolte qui traversent le pays, une réaction rapide et profonde du président paraissait inévitable.

La lettre ouverte aux Français qu’il vient d’écrire représente donc un évènement significatif dont la lecture froide et analytique peut nous apprendre beaucoup sur l’état d’esprit de son auteur. Dont acte.

CHASSEZ LE NATUREL, IL REVIENT AU GALOP LIGNE 34

Les trente premières lignes de la lettre sont une ode à la France et à ce qui fait sa spécificité, jamais entendue de la part de Macron. Défendre notre culture, nos attitudes et nos susceptibilités franchouillardes n’était pas dans ses habitudes. On comprend qu’il s’agit non pas d’une excuse, mais d’une tentative de calmer le jeu. Après tout, pourquoi pas… Ne serait-ce pas plutôt de bon augure ?

Hélas, à la trente-quatrième ligne, le naturel revient en force et laisse entrevoir une nouvelle critique de Macron à l’égard des Français. Comme s’il n’avait pas la moindre expérience du management et en particulier de la résolution de conflits en particulier, le président continue d’accuser le peuple de tous les maux. La violence d’abord, vis-à-vis des élites :

« Je n’accepte pas la pression et l’insulte, par exemple sur les élus du peuple »

C’est tout simplement renversant car il s’agit bien du peuple qui s’est senti insulté, méprisé et snobé le premier, et ce depuis près de deux ans. Sans oublier les violences physiques de Benalla, recruté puis caché et maintenu en service malgré la divulgation des irrégularités qui l’entourent. Ou l’étonnant déploiement de forces de police contre les Gilets jaunes, avec les accidents que l’on sait.

Les suspicions ensuite :

« Je n’accepte pas la mise en accusation générale, par exemple des médias, des journalistes, des institutions et des fonctionnaires ».

Là aussi, cette critique semble surréaliste de la part de quelqu’un qui a voulu très vite choisir les médias devant couvrir ses déplacements, qui a évité toute diminution du train de vie de l’État et qui a tenté à plusieurs reprises d’étouffer des affaires concernant des membres de son gouvernement. Comment Macron ose-t-il se plaindre des conséquences de son propre comportement ?

UN SIMULACRE DE RENCONTRE AVEC LE PEUPLE, LIGNE 40

Ensuite, ligne quarante, le Président propose un grand débat national. Bien que tardive, l’idée n’est pas mauvaise en soi. Cependant, la formulation utilisée suscite aussitôt quelques doutes :

« C’est pourquoi j’ai proposé et je lance aujourd’hui un grand débat national qui se déroulera jusqu’au 15 mars prochain ».

Au milieu d’une telle chienlit sociale et revendicatrice, il eût été sans doute plus fin de la part du président de prendre un profil bas et d’utiliser le ton de la modestie. Or, il abuse du Je, ce qui sonne un peu comme un coup de clairon mâtiné de narcissisme. En effet, malgré la situation pré révolutionnaire, face à une partie grandissante de la population qui souhaite sa tête, Macron ne peut s’empêcher dans sa lettre de rappeler qu’il est le chef !

D’ailleurs, de la ligne quarante à cinquante, on apprend que

« nous allons désormais entrer dans une phase plus ample et vous pourrez participer à des débats près de chez vous ou vous exprimer sur internet pour faire valoir vos propositions et vos idées ».

En un mot, l’État ne semble pas regretter quoi que ce soit dans la façon dont il a gouverné le peuple. Mais pour calmer les Gilets jaunes qui font du raffut dans la rue, une espèce de défouloir leur est donné en pâture via les mairies et internet, sous son haut patronage. Une sorte de faire-valoir, ainsi que le terme maladroitement utilisé le laisse supposer…

Mais au fait, pourquoi un débat organisé de la sorte, sans garantie de savoir qui a participé, encore moins ce qu’il en est ressorti ? Si le gouvernement avait un tant soit peu les idées claires sur ses erreurs et sur ce qu’il lui faut rectifier, pourquoi n’a t-il pas lancé un grand référendum avec des questions précises et un mode de dépouillement démocratique et public garanti ? Au vu de la gravité de la crise actuelle, comment le gouvernement s’est-il d’ailleurs débrouillé pour ne pas s’adresser directement aux Gilets jaunes et négocier avec eux de façon rapide et naturelle ?

Ce dispositif aussi tardif qu’administratif laisse indéniablement l’impression d’une étrange incohérence. À moins bien sûr qu’il ait été échafaudé dans le seul but de gagner du temps et de créer de la distance avec un peuple que le président ne veut surtout pas croiser…

UNE CONSULTATION EN TROMPE L’OEIL, LIGNE 60

 À partir de la ligne soixante, le président reparle de lui et tente de défendre sa position :

« Je n’ai pas oublié que j’ai été élu sur un projet, sur de grandes orientations auxquelles je demeure fidèle ».

Cette formulation constitue une nouvelle liberté prise avec les faits car, souvenons-nous de la campagne présidentielle : Macron s’était montré volontairement évasif sur son projet, se permettant même un incroyable pied de nez à la démocratie en affirmant que le programme n’avait pas vocation à « être au centre d’une élection présidentielle ». Faut-il comprendre que le programme, c’est l’individu lui-même, ainsi que le supposaient jadis les rois, et plus prosaïquement les dictateurs ?

Ensuite, dans ce même paragraphe, alors que le débat est ouvert, Macron liste les objectifs qu’il considère comme importants pour le pays. Il faut noter que dans cette liste de belles intentions, l’Europe et le dérèglement climatique trônent en bonne place tandis que rien de ce qui touche l’immigration n’est évoqué.

Plus étonnant encore, les causes du chômage et de l’appauvrissement d’une partie de la population semblent balayées d’un revers de main grâce à un passage inquiétant de naïveté :

« Je pense toujours qu’il faut rendre à la France sa prospérité pour qu’elle puisse être généreuse, car l’un va avec l’autre. Je pense toujours que la lutte contre le chômage doit être notre grande priorité, et que l’emploi se crée avant tout dans les entreprises, qu’il faut donc leur donner les moyens de se développer ».

Cette phrase constitue sans doute le signe le plus désespérant de la lettre aux Français. Pourquoi ? Parce qu’il laisse supposer que chômage et paupérisation sont des problèmes comme les autres, et qu’il faut continuer à les traiter comme ils l’ont été jusqu’à présent, c’est-à-dire par du keynésianisme.

Or, de plus en plus de Français le savent, et les économistes le clament depuis une trentaine d’années maintenant : pour diminuer le chômage et pour retrouver notre relative prospérité d’antan, seul un changement radical de paradigme peut nous sortir de l’impasse. Qu’on le veuille ou non, ce paradigme s’appelle libéralisme : réduire la taille et le train de vie de l’État est en effet la condition sine qua non pour redonner la liberté d’entreprendre et de s’enrichir, le goût du risque et la possibilité de se refaite, de licencier puis de recruter…

Hélas, force est de constater que la formulation utilisée par Macron enlève tout espoir du côté des réformes de notre modèle social. Comme tout socialiste, il préfère le chômage de masse administré et compensé par des artifices cosmétiques financés par l’impôt, plutôt qu’une remise en question de notre modèle social en faillite pour cause d’obésité de l’État.

L’ÉTAT, TOUJOURS L’ÉTAT…

Il en est de même pour l’incroyable désindustrialisation du pays, fait pourtant avéré et gravissime (division par 2 de nos parts de marché mondiales en 20 ans) qui suscite tout juste un mot dans la lettre, un mot malheureux du reste :

« Je pense toujours que nous devons rebâtir une souveraineté industrielle »

car visiblement, Macron confond compétitivité industrielle et souveraineté industrielle. Ce glissement sémantique est lourd de sens : Macron, un ancien banquier habitué des cessions/acquisitions, exprime là un réflexe étatique de capitaliste d’État. La suite de la phrase n’est pas pour nous rassurer :

« Pour cela investir dans les savoirs et la recherche ».

On se croirait revenus à l’époque du socialiste Jacques Chirac qui voulait relancer l’industrie à partir de grands chantiers décidés, orchestrés et supervisés par l’État !

Et d’ailleurs, pourquoi Macron exprime-t-il ces options dans une lettre censée ouvrir le débat ? N’est-ce pas pour fermer la porte à tout ce qui serait apparenté à du libéralisme ? Sans doute les acteurs économiques sont-ils trop benêts pour se débrouiller seuls ? Laissons faire l’État ?

Justement, quelques lignes plus tard, le naturel étatique ressurgit de nouveau avec une phrase qui délimite parfaitement le périmètre autorisé du débat public :

« C’est pourquoi, avec le Gouvernement, nous avons retenu quatre grands thèmes qui couvrent beaucoup des grands enjeux de la Nation : la fiscalité et les dépenses publiques, l’organisation de l’État et des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté ».

Dans un pays comme le nôtre en proie à un appauvrissement relatif de la population et à une révolte de la rue, cette liste de thèmes choisis au sommet semble inappropriée. Seuls les deux premiers de ces thèmes paraissent justifiés, car la réforme de l’État est devenue urgente et conditionne toutes les autres réformes.

Les deux autres thèmes s’apparentent plutôt à des conjectures idéologiques ou philosophiques. Des conjectures qui reviennent à exiger que des populations qui ont de la peine à joindre les deux bouts se prononcent sur des considérations de luxe totalement superfétatoires. Car la transition écologique ne se fera que si elle est viable économiquement. Ce n’est pas l’affaire de l’État et de ses troubles obsessionnels compulsifs confiscatoires ! Idem pour la démocratie !

Cette lettre est une fausse bonne nouvelle. En faisant mine d’apprécier le pays, puis d’écouter le peuple pour aussitôt le critiquer. Ensuite, en tentant de ravir le débat en énonçant les thèmes à l’intérieur desquels celui-ci sera parfaitement cadenassé, sous le contrôle d’une remontée d’information à la seule main de cet État tout puissant.

Cet État qui, visiblement, n’a ni compris la gravité de la situation actuelle, ni l’envie de changer ses habitudes planistes, encore moins le désir de se rapprocher du peuple.

Source : Contrepoints, Claude Robert.

 

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LETTRE OUVERTE À UN PRÉSIDENT QUI JOUE AVEC LE FEU

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 La grandeur d’un homme d’État est de prendre la mesure des événements, mais aussi de se garder d’instrumentaliser une idée, en l’occurrence la défense nécessaire du mérite et de l’effort, dans un but politicien.

Monsieur le Président, vous êtes un alchimiste. Vous êtes passé maître dans l’art de changer l’or en plomb. Après neuf semaines d’une crise comme le pays n’en avait pas connue depuis longtemps, vous, Monsieur le Président, devriez être tout entier absorbé par la recherche d’une réponse politique qui rassemblera les Français divisés et permettra de renouer le lien de confiance abîmé, non par ces manifestations, mais par des décennies de confiscation de la démocratie représentative. Eh bien non. Vous préférez piétiner les belles promesses lancées lors de vos vœux, sur les « mots qui ont pu blesser », et jeter un peu plus d’huile sur le feu, histoire de voir si l’on ne pourrait pas provoquer l’explosion finale. Et ce faisant, vous salissez un discours essentiel sur le sens de l’effort et le dépassement de soi, vous avilissez une réflexion sur la beauté des gestes qui anoblissent l’être humain. Monsieur le Président philosophe, vous rabaissez finalement tout à votre mesure, celle d’un politicien.

Ainsi, devant une assemblée de maîtres boulangers, vous évoquez le sens de l’effort. Grande et belle cause. Notre société crève de ne pas valoriser le mérite et le don de soi. Notre société se perd dans le culte de la facilité, de l’immédiateté. Il y avait tant de chose à dire face à des artisans, des hommes qui se lèvent au milieu de la nuit pour nourrir leurs semblables et donner le meilleur d’eux-mêmes. Vous eussiez pu développer cette distinction majeure entre travailler et œuvrer, le premier évoquant la torture quand l’autre nous élève vers l’essentiel. Vous eussiez pu vous lancer dans une critique de notre organisation économique entièrement fondée sur la consommation, c’est-à-dire l’excitation des pulsions et le fantasme de combler par la possession le vide de nos existences. Il eût été possible, par là même, de s’adresser à ces gens que notre société écrase sous les dépenses contraintes, devenues peu à peu indispensables pour ne pas se trouver totalement désocialisé. Il eut été possible de dessiner un autre horizon, de rendre leur dignité à tous ceux qui accomplissent une tâche noble et s’épanouissent dans la précision d’un geste et la perpétuation d’un savoir-faire.

De quels troubles voulez-vous parler ?

Vous avez trouvé plus urgent de déclarer : « Les troubles que notre société traverse sont aussi parfois dus, liés au fait que beaucoup trop de nos concitoyens pensent qu’on peut obtenir sans que cet effort soit apporté, que parfois on a trop souvent oublié qu’à côté des droits de chacun dans la République (…) il y a des devoirs. » Mais de quels troubles voulez-vous parler, Monsieur le Président ? Imaginez-vous une seconde qu’un tel discours puisse apparaître autrement que comme une leçon donnée à ceux qui clament leur détresse depuis le mois de novembre? Et croyez-vous qu’il soit opportun de tenter un appel du pied aux Français fragilisés par plusieurs semaines de manifestations, à ces commerçants et artisans dont certains risquent de déposer le bilan, alors qu’ils payent tout autant votre refus d’apporter des réponses politiques à cette crise ?

Il suffit d’avoir discuté quelques minutes avec certains de ces citoyens qui, dès le 17 novembre, ont crié leur colère sur des ronds-points, pour avoir pu constater qu’un très grand nombre étaient issus de ces artisans, commerçants et petits employés qui se lèvent tôt et ne comptent pas leurs heures. Les premières revendications de ce mouvement étaient de pouvoir vivre décemment de son travail. C’est d’ailleurs ce qui a valu d’emblée à ce mouvement d’être classé par certains commentateurs dans la catégorie des déclinaisons douteuses du courant poujadiste. Nombre des premiers Gilets jaunes étaient des femmes célibataires avec charge d’enfants, ces femmes qui sont les premières victimes des temps partiels contraints et les premières frappées par la misère. Rien à voir avec un quelconque éloge de l’assistanat.

Que sont donc Amazon ou Airbnb, qui ruinent nos commerçants et nos hôteliers ?

Allons plus loin. Depuis votre campagne électorale, vous nous vantez la « start-up nation », la mobilité, l’économie fluide. Rien de plus immobile qu’un boulanger. Rien de plus pérenne que le savoir-faire artisanal. Rien de plus éloigné de votre modèle que ce sens de l’humilité au service des autres. Les start-up sont ces entreprises créées par des jeunes gens qui font parfois des millions sur une simple idée. Celles qui ont réussi et constituent des modèles de votre monde moderne s’appuient sur le travail et les biens produits par d’autres pour faire de l’argent sur la simple mise en relation. Que sont donc Amazon ou Airbnb, qui ruinent nos commerçants et nos hôteliers ? Ne parlons même pas de ces banquiers d’affaires qui gagnent des millions en organisant des transactions entre multinationales.

L’entregent relève-t-il de ce que vous considérez comme le « sens de l’effort » ? Le capitalisme financier dont vous défendez farouchement les mécanismes est le type même d’organisation économique qui se contrefiche du mérite et récompense la capacité à faire de l’argent avec de l’argent, quitte à ruiner les producteurs les plus fragiles. Un genre de cordée sans effort, dont les premiers ne sont pas, loin s’en faut, les plus méritants.

La grandeur d’un homme d’Etat est de se garder d’instrumentaliser une idée

Vous allez encore vous insurger contre des médias malveillants qui monteraient en épingle une « petite phrase ». Mais les mots ont un sens. Et ils sont prononcés dans un contexte. La grandeur d’un homme d’Etat est de prendre la mesure des événements, mais aussi de se garder d’instrumentaliser une idée, en l’occurrence la défense nécessaire du mérite et de l’effort, dans un but politicien. La situation que nous vivons est inflammable. La responsabilité exige de tout faire pour apaiser, pour éviter de dresser les uns contre les autres, car les extrémistes de tous bords sont à l’affut des faiblesses de la République. Forcez donc votre nature et ne leur faites pas ce genre de cadeau.

Source : Par Natacha Polony Directrice de la rédaction Marianne.net

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